Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     
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La veille hydrologique

Etat de la ressource en eau et des mesures de gestion en Poitou-Charentes et Sud Vendée (Marais Poitevin) en février 2017

Le barrage de la Touche-Poupard (79) Ce bilan a été réalisé dans le cadre du RPDE, à partir des données et informations fournies par les structures suivantes : Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine, Météo France, Banque Hydrologique, CAEDS, de la Société Publique Locale des Eaux du Cébron (SPL Cébron), des Fédérations de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (FPPMA) des départements Charente (16), Charente-Maritime (17), Deux-Sèvres (79) et Vienne (86) ainsi que du groupement régional, CD 85, CD 16, DDTM 17, DDT 86, DREAL Nouvelle-Aquitaine, DREAL Pays de la Loire, des Services de Prévision des Crues (SPC) Vienne Charente Atlantique et Dordogne, Institution du Fleuve Charente, ODE 85, Grand Poitiers, SIAH Né, SYMBA, EDF, de l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) - Délégation Interrégionale Centre et Poitou-Charentes, des Préfectures des 4 départements de Poitou-Charentes (16, 17, 79, 86) et de la Vendée (85), Agence Régionale de la Santé Poitou-Charentes, Eaux de Vienne.

Consultez et téléchargez le Bilan Final de l’étiage 2016
Consultez et téléchargez le Bilan Initial de l’étiage 2016
Téléchargez les bulletins mensuels au format PDF et au format vidéo

Synthèse du moisdeco

Le mois de février 2017 a vu le retour des précipitations après plusieurs mois secs observés en Poitou-Charentes.

En conséquence, la majorité des piézomètres indiquent des niveaux en hausse à fin février. Cependant la situation reste critique avec près de 90% des niveaux inférieurs à la moyenne.

Concernant les cours d’eau, les débits journaliers et mensuels restent très largement inférieurs aux moyennes de saison malgré une hausse générale liée aux précipitations notamment en début et fin de mois.

Le remplissage des grands barrages semble maintenant enclenché mais les stocks disponibles restent faibles par rapport aux années précédentes.

Sur de nombreux secteurs, les mesures de restriction ou d’interdiction d’usages de l’eau ont une nouvelle fois été prolongées ; elles concernent le remplissage hivernal des plans d’eau et des retenues à usage d’irrigation, ainsi que la maoeuvre de vannes sur les cours d’eau (sauf en cas d’inondation).

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Pluviométrie deco

Sources : Météo France ; données fournies par la DREAL Nouvelle-Aquitaine
Bulletin mensuel régional du 3 mars 2017.

Pluviométrie du mois de février 2017

Le mois de février 2017 a vu le retour des précipitations après plusieurs mois secs. Du 02 au 07, plusieurs perturbations sont observées ; par la suite les précipitations sont faibles au cours du mois avant le retour de pluies importantes les 27 et 28 février.

Ainsi, les cumuls mensuels varient globalement entre 60 et 70 mm. Ponctuellement, ils sont inférieurs à 40 mm sur le Poitou et dépassent les 90 mm sur le centre des Deux-Sèvres et le sud du Poitou-Charentes (excédents entre 20% et 50%).

Cumuls de janvier et février 2017

Les cumuls de pluies du 1er au 28 février 2017 sont proches ou supérieurs aux moyennes saisonnières pour les stations pluviométriques de Cognac (133% de la normale saisonnière), Niort (95%), La Rochelle (96%) et Poitiers (140%).

Tableau comparatif entre les cumuls pluviométriques des mois de janvier et février 2017, et les moyennes mensuelles interannuelles :

Cumuls de précipitations (mm)
Station Janvier 2017 Moyenne janvier Février 2017 Moyenne février
Cognac 28,5 71,9 69,3 52
La Rochelle 26,5 72,9 54 56,2
Niort 31,6 84,4 63 66,1
Poitiers Biard 30,3 61,8 64,7 46,2

Consulter les graphiques plus détaillés des stations de référence, sur le site de l’Observatoire Régional de l’Environnement.

Pluviométrie cumulée de novembre à février 2017 :

Les pluies contrastées de novembre 2016 et février 2017 n'ont pas permis de combler les déficits importants de décembre 2016 et janvier 2017.

Ainsi, les précipitations sur la période novembre 2016-février 2017 sont déficitaires de 25% (nord de la Vienne) à 40%.

Pluies efficaces :

Les pluies de février ont été efficaces sur le Poitou-Charentes avec des valeurs comprises entre 25 (littoral) et 70 mm (sud des Charentes).

Sur la période allant de novembre 2016 à février 2017, le cumul des pluies efficaces apparaît positif. Il varie entre 100 mm (nord du Poitou et littoral) et 180 mm (centre des Deux-Sèvres).

Humidité dans les sols superficiels :

Début février, les sols se sont légèrement humidifiés au passage des perturbations avant de s'assécher quelque peu au cours du mois. En fin de mois, une réhydratation est observée suite aux passages pluvieux.

Ainsi, au 1er mars, l'humidité des sols a retrouvé un niveau pratiquement normal. Les déficits sont généralement de l'ordre de 0 à 10% et atteignent jusqu'à 20% sur le littoral. L'indice apparait plus faible sur le nord du Poitou-Charentes et le littoral que dans le centre et le sud.

Météo France indique que cela faisait 5 mois que la sécheresse des sols était marquée, voire exceptionnelle.

Pour en savoir plus sur la météo en région : http://france.meteofrance.com (Consultez le suivi hydrologique de Météo France : Rubrique Climat > Bilans Climatiques)
Accédez aux données de 4 stations météorologiques de la région : Poitiers, Niort, Cognac, La Rochelle.

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Etat de la ressource en eau souterraine en Poitou-Charentes deco

Sources : Réseau Piézométrique Poitou-Charentes, Conseil Départemental de la Vendée, Traitement ORE

Dans l'analyse qui suit, la moyenne mensuelle interannuelle est calculée par rapport aux chroniques historiques et une enveloppe correspondant à 5% du battement de la nappe lui est appliquée. Rappelons que la moyenne interannuelle est calculée d'après un historique de mesures qui est propre à chaque piézomètre et fonction de l'année de sa mise en service, qui est généralement postérieure à l'irrigation. Cette moyenne est par conséquent influencée par les prélèvements

Après un mois de janvier marqué par une tendance des niveaux d'eau souterraines à la baisse, le mois de février montre une reprise de la recharge des nappes souterraines. Mais la situation reste critique avec des niveaux très inférieurs à la moyenne.

Grâce aux précipitations enregistrées en février 2017, une tendance à la hausse est observée : seulement 22 piézomètres présentent une baisse par rapport au mois précédent et 94 indiquent une hausse (à titre de comparaison, ces chiffres s'élevaient respectivement à 63 en baisse et 53 en hausse, fin janvier 2017 par rapport à fin décembre 2016).

Au 28 février 2017, 103 piézomètres présentent un niveau inférieur à la moyenne interannuelle, soit près de 88,8% du parc tous types de nappes confondus, dont 14,7% inférieurs aux minima (contre 90% fin janvier). 11,2% des piézomètres indiquent des niveaux proches ou supérieurs à la moyenne, dont les 2/3 proches de la moyenne, contre 10% >= moyenne fin janvier.

Au 28 février, la situation de 2017 se situe au 3ème rang des situations les moins favorables de ces dix-sept dernières années, proche de celle observée en 2006 à la même période.

Synthèse par type de nappe :

  • Pour les nappes libres : 9,7% des piézomètres sont proches ou supérieurs à la moyenne de plus de 5% (7,4% fin janvier), dont 6,1% proche de la moyenne ; 74 piézomètres sont inférieurs à la moyenne (90,3%).
  • Pour les nappes captives : 14,7% des niveaux piézométriques sont proches à supérieurs à la moyenne de plus de 5% (17,6% fin janvier), dont 11,8% proche de la moyenne ; 29 piézomètres sont inférieurs à la moyenne (85,3%).

Synthèse par département :

  • en Charente, la situation s'est très légèrement améliorée à fin février par rapport à fin janvier, avec toujours aucun piézomètre supérieur à la moyenne, et 12,5% de piézomètres proche de la moyenne interannuelle. 21 piézomètres sont inférieurs à la moyenne (soit 87,5%), contre 91% fin janvier.
  • en Charente-Maritime, la situation observée fin février s'est légèrement améliorée par rapport à celle observée fin janvier. En effet, on compte 17,8% de piézomètres proches à supérieurs à la moyenne (10,7% fin janvier), dont 10,7% proche de la moyenne, et 82,2% en dessous de la moyenne (23 piézomètres), contre 89,3% fin janvier.
  • en Deux-Sèvres, la situation fin février s'est dégradée par rapport à celle observée fin janvier : 3,4% des piézomètres sont proches de la moyenne (6,9% = moyenne fin janvier) ; 28 piézomètres sont en dessous de la moyenne (96,6%), dont 4 inférieurs aux minima (13,8%)
  • en Vienne, la situation fin février s'est dégradée par rapport à celle observée fin janvier, puisque 11,4% des piézomètres présente un niveau proche à supérieur à la moyenne, contre 14,3% fin janvier, et 31 piézomètres se situent en dessous de la moyenne (88,6%), contre 85,7% fin janvier.

Carte représentant l'état des aquifères de la région Poitou-Charentes au 28 février 2017
Consultez le bulletin de situation des nappes d’eau souterraines au 28 février 2017

Pour en savoir plus, consultez le site du réseau piézométrique régional.

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Suivi de la ressource en eau souterraine en Vendée deco

Source : Observatoire de l'Eau en Vendée

Etat de la ressource en eau souterraine - Secteur Sud Vendée du Marais Poitevin

Le bulletin de suivi du niveau des nappes en Vendée n'est plus disponible, néanmoins les données (mises à jour quotidiennement) sont toujours consultables et téléchargeables pour chaque station de mesure.

Pour suivre les ressources en eau du secteur Sud Vendée du Marais Poitevin, consultez le bulletin de suivi de l'Observatoire de l'Eau en Vendée.

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Hydrologiedeco

Sources : Banque HYDRO, DREAL Nouvelle-Aquitaine (Département Hydrométrie et Prévision des Crues Vienne-Charente-Atlantique) et Pays de la Loire

Synthèse régionale :

Les précipitations de février ont permis une hausse du débit des cours d'eau notamment en début et fin de mois. Cependant, comme les mois précédents, les débits journaliers sont restés bien en-deçà des valeurs saisonnières. Les débits mensuels de nombreuses stations sont très inférieurs aux moyennes interannuelles en février, et pour certaines, toujours plus proches d'un mois d'été. Plus de 29% des stations suivies présentent ainsi des situations critiques, avec un débit moyen de février 2017 représentant moins de 20% du débit moyen interannuel.

A noter, en fin de mois, une alerte vigicrue jaune au niveau de l'estuaire de la Charente (crue estuarienne habituelle pour la saison).

Synthèse par station : Le tableau suivant permet de caractériser la situation de certains cours d'eau du Poitou-Charentes, en comparant le débit moyen mensuel (moyenne des débits journaliers enregistrés ce mois-ci) au débit moyen mensuel interannuel (débit moyen du mois considéré calculé, sur l'ensemble de l'historique des mesures de chaque station).

Tableau récapitulatif des débits moyens mensuels (février 2017), interannuels et % du rapport entre les 2

Bassin / SecteurCours d'eauLocalisation de la station de suivi Période de référenceMoyenne mensuelle interannuelle de février (m3/s) Moyenne mensuelle de février 2017 (m3/s) % entre les deux moyennes
Vienne amont Vienne Étagnac (16) 1969-2017 125,00 46,66 37%
Vienne aval Vienne Lussac-les-Châteaux (86) 1985-2017 143,00 52,53 37%
Vienne Ingrandes (86) 1918-2017 206,00 74,15 36%
Veude Lémeré (37) 1997-2017 2,40 0,86 36%
Gartempe Gartempe Vicq-sur-Gartempe (86) 2007-2017 63,76 22,42 35%
Creuse Creuse Leugny (86) 1964-2017 148,00 44,44 30%
Clain Vonne Cloué (86) 1969-2017 7,15 1,86 26%
Boivre Vouneuil-sous-Biard (86) 1987-2017 2,21 0,35 16%
Clain Poitiers (86) 1988-2017 23,60 6,81 29%
Clain Dissay (86) 1965-2017 40,60 9,34 23%
Thouet Thouaret Luzay (79) 1971-2017 4,44 0,51 11%
Argenton Massais (79) 1969-2017 12,00 1,10 9%
Dive du Nord Pouançay (86) 1967-2017 4,93 1,63 33%
Thouet Montreuil-Bellay (49) 2012-2017 49,43 5,09 10%
Sèvre Niortaise et Marais Poitevin Lay Mareuil-sur-Lay-Dissais (85) 1969-2017 21,40 4,18 20%
Lay Bretonnière (85) 2004-2017 40,87 6,53 16%
Sèvre Niortaise Azay-le-Brûlé (79) 1971-2017 8,13 2,25 28%
Sèvre Niortaise Niort (79) 1969-2017 26,10 5,11 20%
Vendée Vendée Pissotte (85) 1993-2017 9,53 1,41 15%
Sèvre Nantaise Sèvre Nantaise Saint-Mesmin (85) 1994-2017 9,13 2,82 31%
Sèvre Nantaise Tiffauges (44) 1994-2017 21,30 4,76 22%
Dronne Lizonne Saint-Séverin (16) 1985-2017 9,77 5,04 52%
Dronne Bonnes (16) 1970-2017 38,30 15,68 41%
Tude Médillac (16) 1969-2017 5,71 2,85 50%
Dronne Coutras (33) 2004-2017 61,30 23,63 39%
Charente amont Bonnieure Saint-Ciers-sur-Bonnieure (16) 1968-2017 3,64 0,80 22%
Tardoire Montbron (16) 1967-2015 11,00 4,19 38%
Touvre Gond-Pontouvre (16) 1980-2017 16,88 12,19 72%
Charente Vindelle (16) 1977-2017 62,80 14,73 23%
Charente moyenne Charente Jarnac (16) 1990-2017 91,90 36,98 40%
Charente aval Salles-d’Angles (16) 1969-2017 11,60 1,90 16%
Seugne Saint -Seurin-de-Palenne (17) 1968-2017 14,30 3,36 23%
Charente Chaniers (17) 2004-2015 153,00 41,22 27%
Boutonne Saint-Séverin-sur-Boutonne (17) 1969-2017 12,50 2,76 22%
Seudre Seudre Saint-André-de-Lidon (17) 1970-2017 2,04 0,27 13%

ND : données non disponibles ou nombre de valeurs trop faible pour avoir une moyenne représentative.
* : valeurs de débit journalier manquante (nombre de jours manquants)

Centrale Nucléaire de Civauxdeco

Sources : EDF, Autorité de Sécurité Nucléaire

Zoom sur la centrale nucléaire de Civaux :

La centrale de Civaux est située sur le bassin de la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (en amont) et de Cubord (en aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ces réacteurs, celle-ci prélève de l'eau dans la Vienne. Les prélèvements mais également les rejets d’eau (dans le domaine public) de la centrale sont régis par l’Arrêté de rejet de prise d’eau (ARPE) du 23 juin 2009.

Le débit minimum de la Vienne en aval de la centrale doit être de 10 m3/s en moyenne journalière. Le point de mesure réglementaire est situé sous le pont de Cubord.
Un autre point de mesure permet de suivre le débit de la Vienne en amont de la centrale, il s’agit de la station de Lussac-les-Châteaux (point nodal) pour laquelle la valeur de DCR (Débit de Crise) est fixé à 10 m3/s. En dessous de cette valeur, on considère que seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits. Des seuils d’alerte nommés DSA (Débit Seuil d’Alerte) sont définis sur la station de Lussac :
- au printemps : 18 m3/s
- en été : 13 m3/s

C'est la station de Cubord qui fait office de station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision n°2009-DC-0138 du 2 juin 2009*), « l'exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l'aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m3/s ».
La centrale prélève avec ses deux réacteurs en fonctionnement et à pleine puissance un total de 4 m3/s, dont 2 m3/s sont restitués à la Vienne. Si le DSA de 13 m3/s en amont à Lussac est respecté, le débit à 10 m3/s en aval à Cubord (valeur issue de l'ARPE) sera lui aussi respecté.
En outre, les conditions de rejet d'effluents radiochimiques font l’objet d’une réglementation imposant un débit minimal et maximal. Ils sont autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l’ASN. Un régime dérogatoire permet également dans certaines conditions strictes et avec l'accord de l'Autorité de sûreté nucléaire de réaliser des rejets entre 10 et 20 m3/s. Lorsque les conditions de rejet ne sont pas réunies, la centrale stocke ses effluents dans des réservoirs spécifiques.
*Décision n° 2009-DC-0138 de l'Autorité de sûreté nucléaire du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvements et de consommation d'eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 158 et n° 159 exploitées par Électricité de France (EDF-SA) sur la commune de Civaux

Débits de la Vienne au 28 février 2017 :

  • à Cubord, station débitmétrique de référence = 41,2 m3/s
  • à Lussac-les-Châteaux = 40,5 m3/s

Au cours du mois de février, le débit moyen journalier de la Vienne est resté supérieur aux seuils de 10 et 20 m3/s.

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Etat des niveaux d’eau dans le Marais Poitevindeco

Pour consulter les bulletins et les cartes hebdomadaires des cotes instantanées mesurées dans les biefs du Marais Poitevin (marais mouillés de la Sèvre Niortaise, du Mignon et des Autizes), consultez la page dédiée.

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Taux de remplissage des barragesdeco

Sources : Compagnie d'Aménagement des Eaux des Deux-Sèvres et Institution du Fleuve Charente

En Deux-Sèvres, le taux de remplissage du barrage de la Touche-Poupard est de 45% fin février (contre 37% fin janvier). Celui du Cébron est de 12% (contre 3% fin janvier). A noter que ce dernier a été vidangé puis des travaux ont été réalisés au cours du dernier trimestre 2016.

En Charente, le niveau de remplissage de Lavaud est passé de 8% fin janvier à 24% début mars ; et Mas Chaban de 13% début décembre à 30% début mars.

Habituellement, ces dernières années, les taux de remplissage de ces 4 grands barrages-réservoirs sont proches de 100% début mars. Un retard important est donc observé cette année pour leur remplissage.

Deux-Sèvres Charente
Cébron-Puy Terrier (1) Touche-Poupard (2) Mas Chaban (3) Lavaud (4)
Fin février 2017 12% 45% 30% 19%
Fin janvier 2017 3% 37% - 8%
Fin décembre 2016 1% 37% 13% (au 8) 7%
Fin novembre 2016 0% 38% 12% (au 28) 6%
Fin octobre 2016 0% 40% 20% (au 18) 3% (au 24)
Fin septembre 2016 0% 48% 52% (au 15) 4% (au 15)
Fin août 2016 7% 66% 57% 7%
Fin juillet 2016 38% 86% 98% 75%
Fin février 2016 89% 100% - -
Fin janvier 2016 81% 100% 100% 67%
Fin décembre 2015 49% 62% 41% 12%
Fin novembre 2015 48% 59% - -
Fin octobre 2015 49% 53% 31% 13%
Fin septembre 2015 53% 57% 34% 11%
Fin août 2015 56% 62% 36% 16%
Fin juillet 2015 68% 75% 51% 60%
Capacité totale (en millions de m3) 11 15 14 10

Pour rappel, les réserves en eau de Lavaud (situé sur la Charente) et de Mas Chaban (sur la Moulde) sont utilisées pour l'irrigation et en soutien d'étiage, elles permettent de réalimenter les cours d'eau en période estivale, période pendant laquelle les niveaux sont au plus bas.

Les barrages du Cébron (situé sur le Thouet) et de la Touche Poupard (sur le Chambon) assurent les mêmes usages et apportent en plus un soutien à l'alimentation en eau potable.

Mesures de restrictiondeco

Sources : Préfectures de la Vienne, de la Charente, de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vendée.

Usage agricole :

Comme en janvier, en raison du déficit hydrique observé depuis plusieurs mois en Poitou-Charentes, les mesures de protection du milieu et de la ressource ont été prolongées en février :
- Département de Charente-Maritime : interdiction de remplissage des retenues à usage d'irrigation, dans les bassins Antenne, Boutonne, Charente, Curé Sèvre Niortaise, Fleuves Côtiers de Gironde, Gères De-vise, Mignon, Lary-Palais, Seudre et Seugne (prorogée jusqu'au 17 mars).(prorogée jusqu'au 17 février).
- Département des Deux-Sèvres : interdiction de remplissage hivernal des retenues à usage d'irrigation sur les bassins Sèvre Niortaise Marais Poitevin, Thouet Thouaret et Argenton, Sèvre Nantaise et Layon, et Boutonne (prorogée jusqu'au 17 mars).
- Département de la Vienne : restriction de remplissage des retenues d'eau pour irrigation (appliquée jusqu'au 17 mars).

Autres usages : Des mesures concernent également la manoeuvre des vannes sur les cours d'eau et le remplissage des plans d'eau :
- Département de Charente-Maritime : le remplissage des plans d'eau est interdit (sauf cas d'inondation) jusqu'au 22 mars 2017.
- Département des Deux-Sèvres : le remplissage des plans d'eau est interdit (sauf cas d'inondation) jusqu'au 22 mars 2017.
- Département de la Vienne : le remplissage des plans d'eau et les maoeuvres de vannes sont interdits (sauf cas d'inondation) jusqu'au 22 mars 2017.

Pour en savoir plus sur les restrictions qui s'appliquent près de chez vous, consultez le site d’Info Eau.

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Alimentation en Eau Potabledeco

Sources : Agence Régionale de la Santé Poitou-Charentes

L'accès à l'eau potable peut être affecté par des problèmes de manque d'eau ou des problèmes de qualité liés à des épisodes de sécheresses (pollution plus concentrée). A contrario, les afflux d'eau importants occasionnels peuvent générer des problèmes de turbidité (eau troublée par des particules en suspension).

A notre connaissance, aucune coupure d'alimentation en eau potable n'a été relevée ce mois-ci.

Pour tout savoir sur l'eau du robinet que vous consommez en Poitou-Charentes, consultez le site de l'Agence Régionale de la Santé (ARS) de Poitou-Charentes.
Il donne accès à des informations pour mieux comprendre les enjeux de l'alimentation en eau potable ou savoir comment est gérée et distribuée l'eau du robinet en région.
Des liens sont proposés vers les dernières synthèses départementales et régionales disponibles sur la qualité de l’eau du robinet. (Rubrique : Services en ligne > Eau du robinet > Synthèses de qualité)
Enfin, vous y suivez de manière régulière les derniers résultats de qualité de l'eau distribuée dans votre commune. (Rubrique : Services en ligne > Eau du robinet > Derniers résultats)

Pour tout savoir sur la protection, la production et la qualité de l'eau potable en Poitou-Charentes, rendez-vous sur le site sur le site du RPDE (Rubrique : Connaître l'eau et ses usages en région-> Eau potable)

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