Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     
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La veille hydrologique

Etat de la ressource en eau et des mesures de gestion en Poitou-Charentes et Sud Vendée (Marais Poitevin) en avril 2017

Le barrage de la Touche-Poupard (79) Ce bilan a été réalisé dans le cadre du RPDE, à partir des données et informations fournies par les structures suivantes : Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine, Météo France, Banque Hydrologique, CAEDS, de la Société Publique Locale des Eaux du Cébron (SPL Cébron), des Fédérations de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique (FPPMA) des départements Charente (16), Charente-Maritime (17), Deux-Sèvres (79) et Vienne (86) ainsi que du groupement régional, CD 85, CD 16, DDTM 17, DDT 86, DREAL Nouvelle-Aquitaine, DREAL Pays de la Loire, des Services de Prévision des Crues (SPC) Vienne Charente Atlantique et Dordogne, Institution du Fleuve Charente, ODE 85, Grand Poitiers, SIAH Né, SYMBA, EDF, de l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA) - Délégation Interrégionale Centre et Poitou-Charentes, des Préfectures des 4 départements de Poitou-Charentes (16, 17, 79, 86) et de la Vendée (85), Agence Régionale de la Santé Poitou-Charentes, Eaux de Vienne.

Consultez et téléchargez le Bilan Final de l’étiage 2016
Consultez et téléchargez le Bilan Initial de l’étiage 2016
Téléchargez les bulletins mensuels au format PDF et au format vidéo

Synthèse du moisdeco

Contrairement à mars, le mois d'avril est sec pour la saison. Les pluies ne sont tombées que sur un total de cinq jours et sont, de ce fait, déficitaires de 50 à 80% sur l'ensemble du Poitou-Charentes.

En conséquence, une dégradation s'observe sur les niveaux de nappes : 75 % des piézomètres indiquent des niveaux inférieurs à la moyenne fin avril. Une situation similaire à celle de 2011.

De même, les débits des cours d'eau baissent à nouveau en avril, et sont encore davantage inférieurs aux moyennes de saison.

Le remplissage des grands barrages continue doucement mais les stocks disponibles restent encore faibles par rapport aux années précédentes où les barrages étaient remplis intégralement début mars.

Les mesures de restrictions des usages de l'eau sont déjà nombreuses, les prélèvements agricoles sont même interdits sur certains bassins.

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Pluviométrie deco

Sources : Météo France ; données fournies par la DREAL Nouvelle-Aquitaine
Bulletin mensuel régional du 3 mai 2017.

Pluviométrie du mois d’avril 2017

Contrairement au mois de mars qui est doux et pluvieux pour la saison, le mois d'avril est sec et ensoleillé.

Les pluies ont lieu pendant deux à cinq jours, elles sont les plus abondantes le 1er, le 25 et le 30 du mois. Les cumuls de pluies sont de 10 mm au nord et de 35 mm pour tout le restant sud, entraînant un déficit pluviométrique de 50 à 80% sur l'ensemble du territoire.

De fait, ce mois se range à la 7ème place des mois d'avril les plus secs depuis 1959 après avril 2011.

Cumuls de février et mars 2017

Les cumuls de pluies du 1er au 30 avril 2017 sont inférieurs aux moyennes saisonnières pour les quatre stations pluviométriques que sont Cognac, Niort, La Rochelle et Poitiers.

Tableau comparatif entre les cumuls pluviométriques des mois de mars et avril 2017, et les moyennes mensuelles interannuelles :

Cumuls de précipitations (mm)
Station Mars 2017 Moyenne mars Avril 2017 Moyenne avril
Cognac 63,4 57,7 22,4 71
La Rochelle 80,0 52,6 21,3 63,9
Niort 94,2 63,8 25,7 71,3
Poitiers Biard 66,9 47,4 18,1 56,1

Consulter les graphiques plus détaillés des stations de référence, sur le site de l’Observatoire Régional de l’Environnement.

Pluviométrie cumulée de novembre 2016 à avril 2017 :

Malgré les excédents de février et mars, la sécheresse de décembre et de janvier se fait encore sentir. Les cumuls pluviométriques sur la période novembre 2016-avril 2017 sont encore déficitaires de 25 à 30% en général. Le cumul moyen, désormais de 332,8 mm, est le cumul le plus faible depuis 2005 à cette période.

Pluies efficaces :

Les pluies d'avril n'ont pas été efficaces, et n'ont donc pas permis la recharge des nappes. Les cumuls sont de -60 mm sur une grande partie des Deux-Sèvres, au nord de la Vienne, de la Charente-Maritime et à l'est du Poitou-Charentes. Sur le reste de la région, les cumuls sont à -30mm.

De novembre 2016 à avril 2017, les cumuls de pluies efficaces varient de 70 à 100 mm au nord de la région et de 100 à 190 mm ailleurs.

Humidité dans les sols superficiels :

Les sols perdent beaucoup d'humidité au cours du mois. En effet, ils sont 40% plus secs que la normale saisonnière sur les 2/3 nord des Deux-Sèvres, et 10% plus secs sur le reste du territoire. Leur état correspond davantage à une période normale de sécheresse en juin.

Au 1er mai, ce genre de sécheresse arrive 1 à 2 fois tous les dix ans dans les Deux-Sèvres.

Pour en savoir plus sur la météo en région : http://france.meteofrance.com (Consultez le suivi hydrologique de Météo France : Rubrique Climat > Bilans Climatiques)
Accédez aux données de 4 stations météorologiques de la région : Poitiers, Niort, Cognac, La Rochelle.

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Etat de la ressource en eau souterraine en Poitou-Charentes deco

Sources : Réseau Piézométrique Poitou-Charentes, Conseil Départemental de la Vendée, Traitement ORE

Dans l'analyse qui suit, la moyenne mensuelle interannuelle est calculée par rapport aux chroniques historiques et une enveloppe correspondant à 5% du battement de la nappe lui est appliquée. Rappelons que la moyenne interannuelle est calculée d'après un historique de mesures qui est propre à chaque piézomètre et fonction de l'année de sa mise en service, qui est généralement postérieure à l'irrigation. Cette moyenne est par conséquent influencée par les prélèvements

Après un mois de janvier marqué par une tendance des niveaux à la baisse, la recharge des nappes a repris en février et en mars. Mais la situation reste critique avec la majeure partie des niveaux inférieurs à la moyenne et la recharge ne perdure pas en avril à cause des faibles précipitations.

La hausse de niveau enregistrée en mars 2017 ne se poursuit donc pas en avril : 74 piézomètres présentent une baisse par rapport au mois précédent et 42 indiquent une hausse.

A titre de comparaison, ces chiffres s'élevaient à 7 piézomètres en baisse et 110 en hausse fin mars par rapport à fin février 2017.

Au 30 avril 2017, 75% des piézomètres du parc présentent un niveau inférieur à la moyenne interannuelle (contre 65% fin mars), tous types de nappes confondus, avec 3% inférieurs aux minima. 25% des piézomètres indiquent des niveaux proches ou supérieurs à la moyenne (contre 35,1% moyenne fin mars), dont plus des 2/3 proches de la moyenne.

Au 30 avril, la situation de 2017 se situe au 4ème rang des situations les moins favorables de ces dix-sept dernières années, proche de celle observée en 2011 à la même période.

Synthèse par type de nappe :

  • Pour les nappes libres : 25,3% des piézomètres sont proches ou supérieurs à la moyenne de plus de 5% (37,4% fin mars), avec 21,7% proches de la moyenne ; 74,7% des piézomètres sont inférieurs à la moyenne.
  • Pour les nappes captives : 24,3% des niveaux piézométriques sont proches à supérieurs à la moyenne de plus de 5% (29,4% fin mars), avec 9,1% proche de la moyenne ; 75,8% des piézomètres sont inférieurs à la moyenne.

Synthèse par département :

  • en Charente, la situation s'est dégradée fin avril par rapport à fin mars, avec 84% des piézomètres inférieurs à la moyenne, contre 64% fin mars. 4% des piézomètres sont supérieurs à la moyenne, et 20% de piézomètres proche de la moyenne interannuelle.
  • en Charente-Maritime, la situation observée fin avril s'est aussi dégradée par rapport à celle observée fin mars. En effet, on compte 35,7% de piézomètres proches à supérieurs à la moyenne (50% fin mars), avec 28,6% proche de la moyenne, et 64,3% en dessous de la moyenne, contre 50% fin mars.
  • en Deux-Sèvres, la situation fin avril s'est maintenue et se retrouve dans la même situation que la Charente-Maritime fin avril : 35,7% de piézomètres proches à supérieurs à la moyenne (34,4% fin mars), avec 28,6% proches de la moyenne, et 64,3% en dessous de la moyenne, contre 65,5% fin mars.
  • en Vienne, la situation fin avril ne s'est pas améliorée non plus puisque 85,7% des piézomètres se situent en dessous de la moyenne, (77,2% fin mars) et 14,3% des piézomètres présentent un niveau supérieur à proche à la moyenne, contre 22,8% fin mars.

Carte représentant l'état des aquifères de la région Poitou-Charentes au 30 avril 2017
Consultez le bulletin de situation des nappes d’eau souterraines au 30 avril 2017

Pour en savoir plus, consultez le site du réseau piézométrique régional.

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Suivi de la ressource en eau souterraine en Vendée deco

Source : Observatoire de l'Eau en Vendée

Etat de la ressource en eau souterraine - Secteur Sud Vendée du Marais Poitevin

Le bulletin de suivi du niveau des nappes en Vendée n'est plus disponible, néanmoins les données (mises à jour quotidiennement) sont toujours consultables et téléchargeables pour chaque station de mesure.

Pour suivre les ressources en eau du secteur Sud Vendée du Marais Poitevin, consultez le bulletin de suivi de l'Observatoire de l'Eau en Vendée.

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Hydrologiedeco

Sources : Banque HYDRO, DREAL Nouvelle-Aquitaine (Département Hydrométrie et Prévision des Crues Vienne-Charente-Atlantique) et Pays de la Loire

Synthèse régionale :

Les faibles précipitations d'avril ont entraîné une baisse des débits des cours d'eau. Ainsi, les niveaux journaliers sont, le plus souvent, inférieurs à ceux de saison tout au long du mois. Presque toutes les stations suivies présentent un débit moyen mensuel inférieur à la moyenne : 85% des cours d'eau ont un débit représentant seulement 20 à 50% de leur débit interannuel de saison. Sur la Seudre, le débit moyen mensuel relevé en avril est seulement de 0,25 m3/s, ce qui est 5 fois plus faible que la moyenne saisonnière. Parmi tous les cours d'eau répertoriés, seule la Touvre, en amont de la Charente, conserve un débit conforme aux normales saisonnières.

Synthèse par station :

Le tableau suivant permet de caractériser la situation de certains cours d'eau du Poitou-Charentes, en comparant le débit moyen mensuel (moyenne des débits journaliers enregistrés ce mois-ci) au débit moyen mensuel interannuel (débit moyen du mois considéré calculé, sur l'ensemble de l'historique des mesures de chaque station).

Tableau récapitulatif des débits moyens mensuels (avril 2017), interannuels et % du rapport entre les 2

Bassin / secteur Cours d'eau Localisation de la station de suivi Période de référence Moyenne mensuelle interannuelle d’avril (m3/s) Moyenne mensuelle d’avril 2017 (m3/s) % entre les deux moyennes
Vienne amont Vienne Étagnac (16) 1969-2017 93,40 33,59 36%
Vienne aval Vienne Lussac-les-Châteaux (86) 1985-2017 107,00 39,76 37%
Vienne Ingrandes (86) 1918-2017 157,00 58,82 37%
Veude Lémeré (37) 1997-2017 1,73 0,81 47%
Gartempe Gartempe Vicq-sur-Gartempe (86) 2007-2017 43,32 20,19 47%
Creuse Creuse Leugny (86) 1964-2017 101,00 36,00 36%
Clain Vonne Cloué (86) 1969-2017 3,60 1,23 34%
Boivre Vouneuil-sous-Biard (86) 1987-2017 1,32 0,54 41%
Clain Poitiers (86) 1988-2017 16,90 6,88 41%
Clain Dissay (86) 1965-2017 27,00 9,14 34%
Thouet Thouaret Luzay (79) 1971-2017 2,00 0,40 20%
Argenton Massais (79) 1969-2017 4,92 1,23 25%
Dive du Nord Pouançay (86) 1967-2017 3,05 1,60 53%
Thouet Montreuil-Bellay (49) 2012-2017 14,24 3,80 27%
Sèvre Niortaise et Marais Poitevin Lay Mareuil-sur-Lay-Dissais (85) 1969-2017 8,41 2,78 33%
Lay Bretonnière (85) 2004-2017 12,59 9,93 ND
Sèvre Niortaise Azay-le-Brûlé (79) 1971-2017 5,11 1,97 39%
Sèvre Niortaise Niort (79) 1969-2017 14,40 5,99 42%
Vendée Vendée Pissotte (85) 1993-2017 2,79 0,99 35%
Sèvre Nantaise Sèvre Nantaise Saint-Mesmin (85) 1994-2017 4,07 1,73 43%
Sèvre Nantaise Tiffauges (44) 1968-2017 10,00 3,57 36%
Dronne Lizonne Saint-Séverin (16) 1985-2017 7,06 3,53 50%
Dronne Bonnes (16) 1970-2017 26,10 10,79 41%
Tude Médillac (16) 1969-2017 3,39 1,35 40%
Dronne Coutras (33) 2004-2017 37,00 17,14 46%
Charente amont Bonnieure Saint-Ciers-sur-Bonnieure (16) 1968-2017 2,11 0,57 27%
Tardoire Montbron (16) 1967-2017 7,74 2,90 37%
Touvre Gond-Pontouvre (16) 1980-2017 13,08 12,63 97%
Charente Vindelle (16) 1977-2017 41,30 12,17 29%
Charente moyenne Charente Jarnac (16) 1990-2017 50,40 32,36 64%
Charente aval Salles-d’Angles (16) 1969-2017 7,12 1,77 25%
Seugne Saint -Seurin-de-Palenne (17) 1968-2017 8,99 3,05 34%
Charente Chaniers (17) 2004-2017 71,30 38,03 53%
Boutonne Saint-Séverin-sur-Boutonne (17) 1969-2017 7,32 3,25 44%
Seudre Seudre Saint-André-de-Lidon (17) 1970-2017 1,44 0,25 18%

ND : données non disponibles ou nombre de valeurs trop faible pour avoir une moyenne représentative.
* : valeurs de débit journalier manquante (nombre de jours manquants)

Centrale Nucléaire de Civauxdeco

Sources : EDF, Autorité de Sécurité Nucléaire

Zoom sur la centrale nucléaire de Civaux :

La centrale de Civaux est située sur le bassin de la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (en amont) et de Cubord (en aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ces réacteurs, celle-ci prélève de l'eau dans la Vienne. Les prélèvements mais également les rejets d’eau (dans le domaine public) de la centrale sont régis par l’Arrêté de rejet de prise d’eau (ARPE) du 23 juin 2009.

Le débit minimum de la Vienne en aval de la centrale doit être de 10 m3/s en moyenne journalière. Le point de mesure réglementaire est situé sous le pont de Cubord.
Un autre point de mesure permet de suivre le débit de la Vienne en amont de la centrale, il s’agit de la station de Lussac-les-Châteaux (point nodal) pour laquelle la valeur de DCR (Débit de Crise) est fixé à 10 m3/s. En dessous de cette valeur, on considère que seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits. Des seuils d’alerte nommés DSA (Débit Seuil d’Alerte) sont définis sur la station de Lussac :
- au printemps : 18 m3/s
- en été : 13 m3/s

C'est la station de Cubord qui fait office de station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision n°2009-DC-0138 du 2 juin 2009*), « l'exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l'aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m3/s ».
La centrale prélève avec ses deux réacteurs en fonctionnement et à pleine puissance un total de 4 m3/s, dont 2 m3/s sont restitués à la Vienne. Si le DSA de 13 m3/s en amont à Lussac est respecté, le débit à 10 m3/s en aval à Cubord (valeur issue de l'ARPE) sera lui aussi respecté.
En outre, les conditions de rejet d'effluents radiochimiques font l’objet d’une réglementation imposant un débit minimal et maximal. Ils sont autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l’ASN. Un régime dérogatoire permet également dans certaines conditions strictes et avec l'accord de l'Autorité de sûreté nucléaire de réaliser des rejets entre 10 et 20 m3/s. Lorsque les conditions de rejet ne sont pas réunies, la centrale stocke ses effluents dans des réservoirs spécifiques.
*Décision n° 2009-DC-0138 de l'Autorité de sûreté nucléaire du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvements et de consommation d'eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 158 et n° 159 exploitées par Électricité de France (EDF-SA) sur la commune de Civaux

Débits de la Vienne au 30 avril 2017 :

  • à Cubord, station débitmétrique de référence = 40 m3/s
  • à Lussac-les-Châteaux = 28,5 m3/s

Au cours du mois de février, le débit moyen journalier de la Vienne est resté supérieur aux seuils de 10 et 20 m3/s, sauf aux alentours du 24 où les 20 m3/s ont été atteints.

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Etat des niveaux d’eau dans le Marais Poitevindeco

Pour consulter les bulletins et les cartes hebdomadaires des cotes instantanées mesurées dans les biefs du Marais Poitevin (marais mouillés de la Sèvre Niortaise, du Mignon et des Autizes), consultez la page dédiée.

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Taux de remplissage des barragesdeco

Sources : Compagnie d'Aménagement des Eaux des Deux-Sèvres et Institution du Fleuve Charente

En Deux-Sèvres, le taux de remplissage du barrage de la Touche-Poupard change peu de fin mars à fin avril 2017, passant de 72 à 73% contre 45% fin février. Celui du Cébron est de 63% fin avril et de 60% fin mars contre 12% fin février. A noter que ce dernier a été vidangé et que des travaux ont été réalisés au cours du dernier trimestre 2016.

En Charente, les niveaux de remplissage de Lavaud et de Mas Chaban évoluent exactement de la même façon que ceux des Deux-Sèvres : de 44% fin mars à 47% fin avril contre 19% en février pour Lavaud, et respectivement de 50% à 56% contre 30% pour Mas Chaban.

Habituellement, ces dernières années, ces 4 grands barrages-réservoirs sont quasiment remplis dès début mars. Un retard de remplissage est donc remarquable en 2017.

Deux-Sèvres Charente
Cébron-Puy Terrier (1) Touche-Poupard (2) Mas Chaban (3) Lavaud (4)
Fin avril 2017 63% 73% 56% 47%
Fin mars 2017 60% 72% 50% 44%
Fin février 2017 12% 45% 30% 19%
Fin janvier 2017 3% 37% - 8%
Fin décembre 2016 1% 37% 13% (au 8) 7%
Fin novembre 2016 0% 38% 12% (au 28) 6%
Fin octobre 2016 0% 40% 20% (au 18) 3% (au 24)
Fin avril 2016 100% (mi-avril) 100% (mi-avril) 100% 100%
Fin mars 2016 89% (mi-mars) 100% (mi-mars) 100% 100%
Fin février 2016 89% 100% - -
Fin janvier 2016 81% 100% 100% 67%
Fin décembre 2015 49% 62% 41% 12%
Fin novembre 2015 48% 59% - -
Capacité totale (en millions de m3) 11 15 14 10

Pour rappel, les réserves en eau de Lavaud (situé sur la Charente) et de Mas Chaban (sur la Moulde) sont utilisées pour l'irrigation et en soutien d'étiage, elles permettent de réalimenter les cours d'eau en période estivale, période pendant laquelle les niveaux sont au plus bas.

Les barrages du Cébron (situé sur le Thouet) et de la Touche Poupard (sur le Chambon) assurent les mêmes usages et apportent en plus un soutien à l'alimentation en eau potable.

Mesures de restrictiondeco

Sources : Préfectures de la Vienne, de la Charente, de la Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vendée.

Usage agricole :

Compte-tenu des conditions de sécheresse précoce, des mesures de protection du milieu ont été prises dès début avril et se sont intensifiées au cours du mois.

  • En Charente : prélèvements agricoles interdits sur les sous-bassins Bief (15/04) et Bonnieure (27/04), et restreints sur d'autres sous-bassins de la Charente amont (Karst de la Rochefoucauld notamment) et médiane.
  • En Charente-Maritime : prélèvements agricoles interdits sur le bassin des fleuves côtiers de Gironde (depuis le 5 avril), et restreints sur la Seudre et sur certains sous-bassins de la Charente (secteur aval) ou encore de la Sèvre Niortaise. D'autre part, après avoir été partiellement ré-autorisé en mars, le remplissage des retenues à usage d'irrigation et des plans d'eau est de nouveau interdit sur la majeure partie du département depuis mi-avril.
  • En Deux-Sèvres : restrictions sur les sous-bassin Aume-Couture et Auge (bassin Charente), sur la majorité des sous-bassins de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin, ainsi que sur la Dive du Nord (situé aussi en Vienne). Le remplissage des retenues à usage d'irrigation et des plans d'eau est de nouveau interdit depuis fin avril.
  • En Vienne : prélèvements agricoles interdits sur les sous-bassins de la Clouère (depuis le 22/04 pour les prélèvements en rivière) et de la Charente amont (29/04) ; et restreints dans les eaux souterraines du sous-bassin de la Clouère (22/04). Le remplissage des retenues à usage d'irrigation et des plans d'eau est de nouveau interdit depuis le 12 avril.

Autres usages :

Les manoeuvres des vannes et empellements des ouvrages de retenues sont interdits sur les cours d'eau des départements de la Vienne et de la Charente, ainsi que sur le bassin de la Seugne.

Pour en savoir plus sur les restrictions qui s'appliquent près de chez vous, consultez le site d’Info Eau.

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Alimentation en Eau Potabledeco

Sources : Agence Régionale de la Santé Poitou-Charentes

L'accès à l'eau potable peut être affecté par des problèmes de manque d'eau ou des problèmes de qualité liés à des épisodes de sécheresses (pollution plus concentrée). A contrario, les afflux d'eau importants occasionnels peuvent générer des problèmes de turbidité (eau troublée par des particules en suspension).

A notre connaissance, aucune coupure d'alimentation en eau potable n'a été relevée ce mois-ci.

Pour tout savoir sur l'eau du robinet que vous consommez en Poitou-Charentes, consultez le site de l'Agence Régionale de la Santé (ARS) de Poitou-Charentes.
Il donne accès à des informations pour mieux comprendre les enjeux de l'alimentation en eau potable ou savoir comment est gérée et distribuée l'eau du robinet en région.
Des liens sont proposés vers les dernières synthèses départementales et régionales disponibles sur la qualité de l’eau du robinet. (Rubrique : Services en ligne > Eau du robinet > Synthèses de qualité)
Enfin, vous y suivez de manière régulière les derniers résultats de qualité de l'eau distribuée dans votre commune. (Rubrique : Services en ligne > Eau du robinet > Derniers résultats)

Pour tout savoir sur la protection, la production et la qualité de l'eau potable en Poitou-Charentes, rendez-vous sur le site sur le site du RPDE (Rubrique : Connaître l'eau et ses usages en région-> Eau potable)

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