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Les transports routiers ou ferroviaires peuvent contribuer également à la dégradation des ressources en eau :
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du fait des travaux de réalisation des infrastructures (rabattement de nappe, pollutions dues au chantier …) ou du fait de l'existence même des ouvrages (remblais, déblais, imperméabilisation …modifiant l'écoulement des eaux) ;
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du fait de l'entretien et de l'utilisation des infrastructures :
- émissions chroniques de polluants provenant de l'usure des pneus et des chaussées ainsi que des carburants ;
- pollutions saisonnières dues au salage des routes en hiver et à l'utilisation de produits phytosanitaires sur les emprises des voies ferrées et des routes ;
- pollutions dues à des accidents survenant en cours de transport de produits polluants (sans oublier que les hydrocarbures utilisés comme carburants et comme lubrifiants sont des produits potentiellement polluants) ;
- mauvais entretien ou absence d'entretien des dispositifs de rétention de l'eau et des polluants (bassins d'orage, décanteurs, déshuileurs …).
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S'agissant de l'entretien et de l'utilisation des infrastructures, les émissions chroniques liées au trafic routier, poussières, hydrocarbures, plomb et zinc notamment, sont essentiellement entraînées par l'eau sous formes de particules en suspension. Ces polluants se retrouvant en grande partie dans les fossés, le curage et l'élimination des boues accumulées doivent être réalisés avec précaution.
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Le sel utilisé en traitement préventif ou curatif contre le verglas n'est pas en lui-même un polluant dangereux, mais le produit employé n'est pas du pur chlorure de sodium. Il contient diverses impuretés, dont souvent des traces de métaux lourds, plomb et zinc, et éventuellement des additifs anti-agglomérants comme les ferrocyanures.
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Le désherbage chimique est largement pratiqué le long des routes et voies ferrées. Des efforts ont été réalisés au cours des dernières années pour mieux choisir et employer de façon plus économe les désherbants mais les quantités de matières actives utilisées, notamment sur les voies ferrées, restent très importantes.
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Quantités de substances actives utilisées pour les activités non agricoles.
Comparaison des quantités épandues en 1996 et en 2000 par la FREDEC [36] Poitou-Charentes
En ce qui concerne l'entretien des infrastructures, les services de l'équipement de Charente, Charente-Maritime, des Deux-Sèvres et de la Vienne utilisaient un total de 3 620 kg de substances actives en 2000, contre 5 749 kg en 1996. Pour ce secteur, sur cette période, les quantités apportées pour le diuron diminuent passant de 1 800 kg à 1 500 kg, mais le glyphosate augmente, passant de 1 000 kg à 1 400 kg. Une diversification des produits utilisés par les services de l'équipement est également observée.
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Quant aux sociétés autoroutières de la région, leur consommation de substances actives a augmenté : elle est en effet passée de 565 kg en 1996 à près de 735 kg en 2000. Un changement conséquent est à noter entre les deux années de référence pour ce qui est de la diversité des substances utilisées. Alors qu'en 1996, le fosamine ammonium dominait dans les utilisations avec 430 kg, il est désormais remplacé par le glyphosate (425 kg pour l'année 2000).
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Une baisse des consommations de substances actives de la SNCF a été remarquée, à savoir 4 645 kg en 2000 contre 5 150 kg pour 1996. L'aminotriazole a disparu en 2000, alors qu'en 1996 la SNCF l'utilisait hauteur de 2140 kg. Même si de manière générale, les quantités ont baissées, on peut remarquer les augmentations du Thiocyanate d'Ammonium qui passe de 1 350 kg à 2 750 kg en 2000, et du diuron qui passe de 1 300 kg en 1996 à 1 700 kg en 2000.
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Pour la voirie (communes), les utilisations de substances s'accroissent, passant de 14 241 kg en 1996 à 30 346 kg en 2000. La cause est à la forte augmentation d'utilisation de produits tels que le glyphosate qui passe de 2 200 kg en 1996 à près de 12 000 kg en 2000. Même chose pour le diuron qui passe de 3 000 kg en 1996 à près de 9 000 kg en 2000.
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En ce qui concerne l'utilisation domestique des produits, une baisse assez conséquente de l'utilisation de substances actives phytosanitaires est observée chez les particuliers, les quantités passant de 29 721 kg en 1996 à 24 397 kg en 2000. Cette baisse est en partie due à une diminution d'utilisation du glyphosate (5 900 kg en 1996 et moins de 3 000 kg en 2000). Ces données ne prennent pas en compte l'utilisation des substances actives minérales (chlorate de sodium, sulfate de fer …), dont les quantités sont passées de 202 614 kg en 1996 à 150 453 kg en 2000.
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En conclusion, les quantités de substances actives phytosanitaires utilisées en secteur non agricole dans la région ont augmenté entre 1996 (54 957 kg) et 2000 (63 741 kg). Cette augmentation est principalement due aux consommations croissantes pour la voirie.
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