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E n Charente
Les eaux majoritairement d'origine souterraine, utilisées pour l'alimentation en eau potable des Charentais, subissent différents traitements avant leur distribution dans les réseaux :
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30% des habitants sont alimentés par des eaux subissant seulement une désinfection au chlore gazeux ou à l'eau de javel ;
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36% d'entre eux reçoivent une eau ayant subi des traitements dits complets (filière classique, cf. paragraphe « De la ressource au traitement : la production d'eau potable ») de diverse nature (deux usines concernent des eaux superficielles) ;
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les sources de la Touvre, traitées dans deux usines différentes, alimentent à elles seules 91 945 habitants (27% de la population totale) ;
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le charbon actif seul, a été mis en service dans le département, fin 1998, pour un traitement des pesticides sur une unité. Un traitement provisoire au charbon actif a été installé sur une source
de juillet à décembre 2000 ;
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la première unité d'ultrafiltration (filtration sur charbons actifs, cf. paragraphe « De la ressource au traitement : la production d'eau potable ») a été mise en service en mai 1999 : elle concerne
10 630 habitants ;
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le traitement des nitrates par dilution concerne 6% des habitants. Les forages profonds exempts de nitrates, présentent d'autres problèmes de qualité (fluor, fer, température, sulfates, etc.) qui
nécessitent aussi des traitements particuliers ;
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il existe, en Charente, 75 installations de traitements avant une mise en distribution ou en mélange de l'eau traitée. Parmi ces 75 stations, 52% sont des désinfections uniques.
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Pourcentage d'habitants alimentés par type de traitement (cf. schéma) :
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Les différents traitements appliqués génèrent des sous-produits et des déchets.
Les rejets correspondent à des :
- eaux de lavage de filtres à sable, de filtres à charbon actif, de membranes d'ultrafiltration,
- eaux de surnageants d'épaississeurs de boues,
- boues des décanteurs.
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Ils contiennent : des colloïdes, des matières organiques et en suspension, des particules de fer, manganèse, aluminium, des résidus de produits de traitement d'eau et de lavage de membranes, etc.
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Pour connaître le devenir de ces différents produits, les collectivités doivent présenter au service de la Police des eaux, un document ou une notice d'impact ou d'incidence de ces rejets dans le milieu récepteur. Sont pris en compte :
- le volume des rejets et les flux de matières (déversements continus ou intermittents),
- le débit du cours d'eau en hautes et basses eaux, les taux de dilution,
- les objectifs de qualité du cours d'eau, les normes de rejet,
- les éventuelles propositions de traitement.
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E n Charente-Maritime
En Charente-Maritime, à Surgères (6 000 habitants), le maître d'ouvrage a décidé de traiter l'eau de sa ressource pour continuer à l'utiliser pour la production d'eau alimentant sa commune et participant à l'alimentation de la commune voisine (Saint Georges du Bois, 1 300 habitants) pour la dilution. Il s'agit d'un traitement curatif des nitrates.
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(Cf. fiches de synthèse de la DDASS :
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traitement curatif des pesticides : cas des Syndicats de Pradelle et Champagnolles,
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traitement curatif des nitrates : cas des communes de Surgères et St Georges du Bois.)
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E n Deux-Sèvres
Les traitements spécifiques sont :
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pour le SIADE de Thouars :
- dénitrification biologique –traitement des micropolluants organiques dont les pesticides : unité de traitement sur eaux souterraines,
- coût du traitement : 42 millions de francs canalisation d'arrivée et de départ comprises
(² 6,4 millions d'euros)
- répercussion sur le coût de l'eau : 1,2 francs HT/m3 (0,18 e HT/m3)
- 3 millions de m3 produits
- 27 000 habitants concernés, soit 13 400 compteurs
- exploitation en régie directe
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pour le syndicat du Centre-Ouest :
- dénitrification biologique – traitement des micropolluants organiques dont les pesticides : unité de traitement sur eaux souterraines,
- coût du traitement : 38 millions de francs (canalisations comprises) (5,8 millions d'euros)
- répercussion sur le coût de l'eau : 165 francs/compteur charge fixe (25,15 e /compteur) et coût en sortie d'usine : 1,63 francs HT/m3 (0,25 e HT/m3)
- 2,313 millions de m3 produits et vendus à des collectivités distributrices (7 communes et 6
syndicats)
- 30 000 habitants concernés, soit 11 966 compteurs
- exploitant : Lyonnaise des Eaux
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pour le SERTAD :
- traitement complet dont l'élimination des micropolluants organiques et notamment des
pesticides : unité de traitement sur les eaux superficielles,
- coût de l'usine : 48 millions de francs (7,3 millions d'euros)
- répercussion sur le coût de l'eau : 248 francs de charge fixe par compteur en distribution
(37,8 d'euros) ; 1,78 francs HT/m3 en livraison à des collectivités distributrices (0,27 e HT/m3)
- mise en service en novembre 2001
- population desservie en appoint des ressources existantes (puis en substitution à terme ?) : 50 000 habitants, soient 11 collectivités et 23 200 compteurs
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pour la Ville de Niort :
- traitement de dénitrification biologique – traitement des micropolluants organiques dont les pesticides
- 7,3 millions de m3 produits pour les 52 000 habitants de Niort, le syndicat de Magné-Coular
et la commune d'Aiffres : soit un total de 63 000 habitants.
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E n Vienne
Dans le département de la Vienne, 21 traitements sont jugés prioritaires actuellement et concernent :
• 3 déferrisations,
• 2 démanganisations,
• 4 dénitratations,
• 6 traitements de pesticides,
• 2 éliminations de la turbidité,
• 3 éliminations de la turbidité et des pesticides,
• 1 décarbonatation.
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C onclusion
La mise en évidence des problèmes de qualité en distribution dans le cadre du contrôle sanitaire a souvent conduit les collectivités locales concernées à privilégier la mise en œuvre de solutions curatives aux actions de prévention :
- l'effet immédiat est l'obtention de résultats analytiques conformes,
- les subventions sont élevées (60 à 80%) l'impact de l'investissement est donc faible sur le
coût de l'eau (0,3 à 0,4 F/m3, soit 0,05 à 0,06 euros/m3). Cependant le fonctionnement induit une part non négligeable de 1 à 1,5 F/m3, soit 0,15 à 0,23 euros/m3 (souvent des frais fixes du compteur ont permis de donner l'illusion de l'absence d'augmentation du coût de l'eau).
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L'absence de maîtrise de la qualité des ressources qui continue à se dégrader, l'amélioration de la connaissance sur les produits phytosanitaires, la rapide saturation des charbons actifs (5 ans de durée de vie environ), l'augmentation des coûts d'exploitation des services, rendent indispensables la mise en œuvre de démarche de qualité et la professionnalisation accrue des services à un coût qui sera difficile à supporter par des services d'eau de petite taille (< 5 000 habitants).
Il s'ensuit le besoin de reconsidérer une organisation efficace de l'adduction d'eau pour mieux mutualiser les coûts, et mettre en place une politique de préservation de la qualité des ressources qui, seule à terme, permettra de contenir l'évolution des coûts et d'assurer une sécurité sanitaire efficace des filières techniques.
En outre, quelque soit l'efficacité des traitements mis en place, il existe des limites réglementaires à l'utilisation d'eaux brutes polluées. Si les teneurs en polluants poursuivent leur augmentation dans les eaux, les exploitants des installations seront contraints d'adapter leurs équipements régulièrement, et finiront par être dans l'obligation de suspendre l'exploitation de leur ressource en eau, et de trouver une alternative. Les solutions curatives sans actions de prévention des
pollutions ne sont pas durables. (cf. paragraphe 4.1-4 « enjeux économique et sociaux »)
Un autre débat important à considérer est celui de la responsabilité de l'exposition des populations à des risques bactériologiques, nitrates, pesticides ou autres. Le maître d'ouvrage est le responsable du service d'eau et doit mettre en œuvre les dispositions techniques permettant de corriger les dysfonctionnements observés. Il doit par ailleurs informer les populations des problèmes rencontrés. Il est facile d'imaginer que les difficultés financières pour résoudre le problème des pollutions agricoles
diffuses dans la politique de préservation des ressources en eau conduiront à avoir recours à la mise en place de traitements curatifs plus rapidement efficaces pour préserver la santé des populations.
(Source : DDASS 79)
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Eau du robinet : traiter sans danger
( …) les traitements chimiques provoquent la formation de composés peu recommandables, soupçonnés d'être cancérogènes. (…) la Directive européenne publiée en novembre 1998 leur fixe des limites. En France, le décret de transcription du texte européen qui devrait paraître à la fin de l'année va même renforcer les exigences communautaires. Tous les « sous produits de la désinfection » (…) auront désormais leur norme au même titre que les nitrates, les pesticides ou le plomb. (…)
Source : Que Choisir n°385, septembre 2001
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Mais trop de stations d'épuration vétustes ou sous-dimensionnées tentent d'épurer les eaux des villes. L'industrie épure aussi plus ou moins bien, et n'est que trop peu contrôlée (trop peu d'inspecteurs d'installations classées). Mais les rejets agricoles, quant à eux, vont directement dans les nappes et les rivières. Forts de tout cela, les vendeurs d'appareils ne s'y sont pas trompés. Les consommateurs peu informés et soucieux de leur santé se sont vu proposer quantité d'appareils plus ou moins fiables, forts chers, plus aptes à redonner confiance qu'à véritablement « laver l'eau » convenablement, sans parler du coût des contrats d'entretien … »
Source : Que Choisir n°332, octobre 1999
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