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(11 août)

76% des évaluations d’espèces aquatiques d’intérêt communautaire indiquent un état de conservation défavorable

- Consulter la synthèse EauFrance n°14, mai 2017 : L'état de conservation des habitats et espèces aquatiques d'eau douce d'intérêt communautaire
- Pour en savoir plus

Face à la dégradation de l'état de la biodiversité, la Commission européenne a adopté en 1992 la directive « habitats-faune-flore ». Ce texte vise à assurer la protection et la gestion des espèces sauvages et habitats naturels dits « d'intérêt communautaire » car considérés comme les plus menacés, vulnérables, rares ou endémiques. La directive impose notamment l'application de mesures de conservation et des évaluations régulières de l'état de ces habitats et espèces. Ces bilans permettent d'orienter les actions à mettre en oeuvre pour assurer ou restaurer le bon état de conservation des habitats et espèces d'intérêt communautaire, d'actualiser le réseau de sites « Natura 2000 » abritant ces habitats et espèces, et d'évaluer l'efficacité de la politique environnementale aux niveaux national et européen. Sur la période 2007-2012, si seulement 26 % des évaluations réalisées en France indiquent un état favorable de l'ensemble des habitats et espèces d'intérêt communautaire, la situation est encore plus préoccupante pour les seuls habitats et espèces aquatiques d'eau douce (15 % seulement).

(extrait) : Concernant les facteurs influençant l’état de conservation :
Pour les habitats, les principaux problèmes cités sont l'agriculture (surtout la fertilisation des terres), la pollution (des eaux desurface), l'urbanisation et les changements de conditions hydrauliques induits par l'homme (drainage, recalibrage, comblement, par exemple). En ne considérant que les menaces et pressions dites « d'importance élevée », l'introduction d'espèces invasives s'ajoute à la liste.
Pour les espèces, le constat général est identique, avec une nette dominance de l'agriculture. Les poissons, les crustacés et les bivalves sont - et seront - en plus impactés par le changement climatique. Les amphibiens, insectes et gastéropodes sont particulièrement touchés par l'aménagement du territoire et l'urbanisation (habitations, infrastructures routières, etc.)

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