Comment est évaluée la qualité des eaux superficielles ?

Depuis 2000, le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable en concertation avec les Agences de l'Eau a élaboré un outil commun d'évaluation de la qualité des eaux superficielles permettant d'harmoniser les méthodes d'exploitation des mesures dans l'eau. Cet outil d'appréciation de la qualité physico-chimique des eaux superficielles est appelé SEQ- Eau (Système d'Evaluation de la Qualité).

Le SEQ-Eau ne fonctionne pas par paramètre mais par altération qui peut regrouper un ou plusieurs paramètres. C'est ainsi que quinze altérations ont été définies dont les principales sont :

L'objectif principal de cet outil est d'évaluer de façon simple mais de manière rigoureuse le concept de la qualité de l'eau. Le SEQ-Eau permet des comparaisons dans le temps et dans l'espace, et il est la seule grille actuellement utilisée en France pour déterminer la qualité physico-chimique de l'eau.

C'est ainsi que l'altération "matières organiques et oxydables" comprend les paramètres suivants : la demande biochimique en oxygène, la demande chimique en oxygène, le carbone organique dissous, l'oxygène dissous et le pourcentage de saturation, l'oxydabilité au permanganate, l'azote kjeldahl et l'azote ammoniacal ; certains paramètres étant obligatoires pour la détermination de la qualité, les autres étant facultatifs. L'altération "matières azotées" s'effectue à partir des paramètres suivants : azote kjeldahl, azote ammoniacal et nitrites. L'altération " nitrates " correspond au seul paramètre nitrates et celle des " matières phosphorées " au dosage du phosphore total et des orthophosphates. De plus, cet outil impose une fréquence annuelle de prélèvements ainsi qu'une répartition homogène dans le temps (ex : pour les altérations liées aux macro-polluants; il faut, au minimum, 4 prélèvements par an soit un par trimestre).

Pour chaque altération, la qualité de l'eau est décrite en 5 classes (très bonne, bonne, moyenne, médiocre et mauvaise) représentées par des couleurs (bleu, vert, jaune, orange et rouge).

Au niveau régional, les données proviennent soit du Réseau National de Bassin (Loire-Bretagne et Adour-Garonne), soit des Réseaux Complémentaires Départementaux dont la maîtrise d'ouvrage est assurée par les Conseils Généraux (Charente, Deux-Sèvres et Vienne).
En Poitou-Charentes, cinquante six stations ont fait l'objet d'un suivi qualitatif dans le cadre du Réseau National de Bassin qui font l'objet de six, dix, douze voire dix huit prélèvements par an. Les Réseaux Complémentaires Départementaux représentent quatre vingt huit stations dont la fréquence est de 6 prélèvements par an. Enfin, il faut mentionner l'existence d'un réseau sur les eaux des marais, géré par l'UNIMA (Union des Marais de Charente Maritime, soit environ soixante stations) depuis 2002.