Sources : EDF, Autorité de Sécurité Nucléaire
Zoom sur la centrale nucléaire de Civaux :
La centrale de Civaux est située sur le bassin de la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (en amont) et de Cubord (en aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ces réacteurs, celle-ci prélève de l’eau dans la Vienne.
Débits de la Vienne au 30 avril 2012 :
à Cubord = 311 m3/s
à Lussac-les-Châteaux = 324 m3/s.
Ces valeurs sont supérieures aux valeurs moyennes observées à cette époque.
La station de Lussac-les-Châteaux est un point nodal dont la valeur de DCR (Débit de Crise) est égale à 10 m3/s.
En dessous de cette valeur, on considère que seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits.
Pendant l’étiage, deux valeurs de débit de coupure des prélèvements sont attribuées à cette station :
en gestion de printemps : 12,40 m3/s
en gestion d’été : 10 m3/s
C’est la station de Cubord qui fait office de station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision n°2009-DC-0138 du 2 juin 2009*), « l’exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l’aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m3/s ».
Le débit maximum pouvant être prélevé par la centrale dans le fleuve est de 6 m3/s. Ainsi, pour que ces conditions soient réunies, il faut s’assurer que le débit de la Vienne soit supérieur à 16 m3/s en amont de la centrale.
En outre, les conditions de rejet font l’objet d’une réglementation imposant un débit minimal de 30 m3/s pour effectuer des rejets chimiques occasionnels comme la chloration massive des circuits CRF (Circuits Radio Fréquences) par injection d’hypochlorite de sodium. Les rejets d’effluents radioactifs liquides sont quant à eux autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l’ASN. La production des effluents doit alors être réduite au strict minimum.
*Décision n° 2009-DC-0138 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvements et de consommation d’eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 158 et n° 159 exploitées par Électricité de France (EDF-SA) sur la commune de Civaux
A noter au cours du mois d’avril 2012 que le débit journalier de la Vienne a été inférieur à 30 m3/s (valeur seuil autorisant les rejets chimiques occasionnels) durant six jours (les 1, 3, 4, 5, 6 et 7).