En France et en Europe, la qualité de l’eau et la biodiversité des milieux aquatiques se sont dégradées au cours de ces dernières années.
Le parlement européen a réagi, en adoptant en octobre 2000, la directive cadre sur l’eau (D.C.E.). Ce texte synthétise et simplifie toutes les directives concernant les eaux continentales et maritimes. Il impose aux Etats membres d’atteindre le bon état de leurs eaux et de leurs milieux aquatiques d’ici 2015.
Pour les eaux superficielles, le bon état consiste à la fois à un bon état chimique ainsi qu’à un bon état écologique apprécié, en partie, selon des critères biologiques. Les organismes vivant sont les victimes et donc les témoins de la circulation des pollutions non détectées par les analyses physico-chimiques.
La première étape de la réalisation de cette directive consiste à établir un état des lieux en 2004 des milieux aquatiques de chaque pays membre. Pour cela, il s’agit d’identifier les différentes catégories de milieux, classées en type de masses d’eau (lacs, tronçons de rivière…). Pour chacune d’entre elles, sont analysées les incidences des activités humaines, les types de pollution, les populations présentes.
Au niveau de la région Poitou-Charentes, il en ressort qu’avec les politiques déjà engagées, quatre masses d’eau sur cinq risqueraient de ne pas atteindre le bon état en 2015 dû aux problèmes de qualité et de quantité d’eau rencontrés. Cet objectif ne serait pas assuré pour 85 % des eaux superficielles à cause des modifications physiques (seuils, étangs…), de la présence de matières organiques, des pesticides, des nitrates et des perturbations hydrologiques.
Les bassins présentant le risque le plus important de non atteinte du bon état d’ici 2015 sont ceux de la Dive du Nord, de la Sèvre Nantaise, du Clain, de la Boutonne, de la Seudre et de l’estuaire de la Gironde.
Pour plus de renseignements sur la D.C.E. et connaître les perspectives d’atteinte du bon état des eaux en 2015 en Poitou-Charentes, consultez la fiche descriptive de la D.C.E.