Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

État des eaux littorales

Températures.
Salinité.
Ressources trophiques.
Ressources conchylicoles.

(Sources :Informations fournies par l’IFREMER - Laboratoire-Environnement " Ressources des Pertuis Charentais ; tirées des BULLDOSERs - Bulletins des Données de la Surveillance de l’Environnement et des Ressources, d’octobre 2011 à mars 2012)

En vue de caractériser l’état et l’évolution des eaux littorales et des milieux marins, différents paramètres sont étudiés tels que : - Des paramètres physico-chimiques : température et salinité (1) - Des paramètres biologiques : qualité trophique du milieu et abondance de certaines espèces animales : études de la chlorophylle et du phytoplancton (2)

(1) La salinité est un marqueur du mélange eau douce/eau salée ; elle est alors fonction des apports en eau douce provenant des estuaires, sur le littoral charentais, ainsi que du cycle des marées.

Il est à noter que la température (symbolisant les échanges atmosphère-océan) associée à la salinité sont les deux facteurs majoritaires conditionnant le développement des espèces animales exploitées (huîtres, moules…)

(2) Une partie des éléments nutritifs utilisés pour le développement du phytoplancton, servant lui-même à nourrir les espèces animales des eaux littorales telles que les huîtres ou les moules par exemple, est contenue dans les eaux douces continentales arrivant au littoral. Ainsi, l’étude du phytoplancton et de la chlorophylle (renseignant de l’état de la ressource alimentaire) est primordiale en vue de suivre l’état de la conchyliculture à l’échelle du littoral charentais.

Le bulletin BULLDOSER présente régulièrement un état des lieux de la situation hydrologique des Pertuis Charentais et des éléments d’évolution des ressources conchylicoles. Dans leurs bulletins d’information, l’IFREMER précise les éléments suivants :

Températures.

Elles sont globalement supérieures aux normales saisonnières, voire proches des maxima, d’octobre 2011 à janvier 2012, puis elles sont inférieures aux normales en février avant de se rapprocher des températures médianes en mars.

Les courbes « enveloppes » minimales et maximales représentées en rouge sur les graphiques ci-avant et ci-après ont été calculées à partir des données de 2007 ou 2008 jusqu’à 2011. Pour chaque mois, le minimum et le maximum de la période considérée a été sélectionné.

Salinité.

Due aux faibles précipitations tombées d’octobre 2011 à mars 2012, elle a été proche des maxima, pour les sites de Filières et d’Agnas, malgré une légère baisse en janvier due aux précipitations de décembre. En revanche les valeurs pour le site de Lupin en embouchure de Charente restent globalement proches de la médiane.

Ressources trophiques.

L’activité phytoplanctonique d’octobre 2011 à mi-février 2012 a été globalement conforme à celle de saison, bien que légèrement supérieure en octobre. De mi-février à mi-mars 2012, l’activité fut supérieure à celle généralement observée à la même époque avec notamment l’apparition d’un bloom* à Skeletonema costatum (diatomée "de saison") sur l’ensemble des Pertuis, avec des concentrations avoisinant ponctuellement les 10 millions de cellules phytoplanctoniques par litre.

* bloom : phénomène de forte prolifération phytoplanctonique dans le milieu aquatique résultant de la conjonction de facteurs du milieu comme la température, l’éclairement et la concentration en sels nutritifs. Suivant la nature de l’espèce de phytoplancton concernée, cette prolifération peut se matérialiser par une coloration de l’eau.

Ressources conchylicoles.

Les indicateurs de mortalité et de croissance sont restés globalement stables et stationnaires d’octobre 2011 à mars 2012, malgré une diminution de poids de chair sèche de près de 40% de novembre à décembre chez les huîtres creuses.

Pour en savoir plus, consultez le site de l’IFREMER, ou télécharger les Bulletins BULLDOSER.

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