Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Etat des eaux littorales et suivi conchylicole.

Etat des eaux littorales et suivi conchylicole.

Sources : Informations fournies par l'IFREMER - Laboratoire-Environnement - Ressources des Pertuis Charentais ; tirées des BULLDOSERs - Bulletins des Données de la Surveillance de l'Environnement et des Ressources, d'avril à août 2012

En vue de caractériser l'état et l'évolution des eaux littorales et des milieux marins, différents paramètres sont étudiés tels que :

  • Des paramètres physico-chimiques : température et salinité (1)
  • Des paramètres biologiques : qualité trophique du milieu et abondance de certaines espèces animales

à Études de la chlorophylle et du phytoplancton (2)

(1) La salinité est un marqueur du mélange eau douce/eau salée ; elle est alors fonction des apports en eau douce provenant des estuaires, sur le littoral charentais, ainsi que du cycle des marées. Il est à noter que la température (symbolisant les échanges atmosphère-océan) associée à la salinité sont les deux facteurs majoritaires conditionnant le développement des espèces animales exploitées (huîtres, moules...)

(2) Une partie des éléments nutritifs utilisés pour le développement du phytoplancton, servant lui-même à nourrir les espèces animales des eaux littorales telles que les huîtres ou les moules par exemple, est contenue dans les eaux douces continentales arrivant au littoral. Ainsi, l'étude du phytoplancton et de la chlorophylle (renseignant de l'état de la ressource alimentaire) est primordiale en vue de suivre l'état de la conchyliculture à l'échelle du littoral charentais.

Le bulletin BULLDOSER présente régulièrement un état des lieux de la situation hydrologique des Pertuis Charentais et des éléments d’évolution des ressources conchylicoles. Dans leurs bulletins d'information, l'IFREMER précise les éléments suivants :

- Températures :

Plutôt basses pour la saison en avril, les températures ont par la suite suivi globalement les tendances saisonnières jusqu'en juillet. En août, des valeurs exceptionnellement élevées ont été enregistrés sur les secteurs marins (filières).

Les moyennes journalières (points verts) sont comparées à la valeur la plus fréquente, la médiane (ligne bleue continue), et aux seuils de fréquence d'apparition des valeurs historiques* (lignes pointillées bleues et rouges). Par exemple, une valeur se situant entre les pointillés bleus, s'inscrit dans l'intervalle des valeurs le plus souvent observées dites « habituelles » ; entre les pointillés bleus et rouges, dans l'intervalle des valeurs dites plutôt « élevées » (si sup. à la médiane) ou « basses » (si inf. à la médiane) ; au-delà des pointillés rouges, dans l'intervalle des valeurs dites « exceptionnellement élevées » (si sup. à la médiane) ou « exceptionnellement basses » (si inf. à la médiane). * D'après l'historique de mesures du Réseau Haute Fréquence disponible depuis 2006 à Agnas (1) ; 2000 à Lupin (2) et 2008 sur les filières (3).

- Salinité :

dû notamment aux faibles précipitations tombées en début d'étiage, les valeurs de salinité observées en avril ont été très élevées pour la saison (malgré une baisse généralisée en fin de mois). Pour le mois de mai, les fortes pluies de fin avril ont fait chuter la salinité jusqu'à des valeurs exceptionnellement basses pour les secteurs situés à l'embouchure de la Charente (plus directement influencés par l'apport d'eau douce du fleuve).

De juin à août, la salinité a été globalement conforme aux normales saisonnières sur l'ensemble des secteurs observés.

- Ressources trophiques :

L'activité phytoplanctonique d'avril à août 2012 a globalement présenté des caractéristiques de saison. Sur le sud des Pertuis, des efflorescences algales* intenses (marquées par la présence de diatomées très diversifiées) ont néanmoins été observées en avril et une activité plus importante voire exceptionnelle a été relevée lors de la 2ème quinzaine de juillet.

* efflorescences algales (ou bloom en anglais) : phénomène de forte prolifération phytoplanctonique dans le milieu aquatique résultant de la conjonction de facteurs du milieu comme la température, l'éclairement et la concentration en sels nutritifs. Suivant la nature de l’espèce de phytoplancton concernée, cette prolifération peut se matérialiser par une coloration de l’eau.

- Ressources conchylicoles :

L'indicateur de croissance (évalué à partir du poids de chair sèche d'un lot d'huîtres) a été en adéquation avec le cycle biologique de l'huître. Une première phase de croissance satisfaisante (gains de poids remarquables en avril et significatifs en juin) a ainsi été observée jusqu'à la ponte principale (survenue début août).

Le taux de survie n'a cessé de diminuer régulièrement depuis la mise à l'eau des huîtres en mars dernier. Fin août, cet indicateur se situe autour de 92 % (valeur légèrement inférieure aux deux années précédentes).

Pour en savoir plus consultez le site de l’IFREMER ou téléchargez les Bulletins BULLDOSER.

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