Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Etat des écosystèmes aquatiques et des eaux littorales

Suivi des écoulements et assecs

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Réseau Départemental d'Observations des Ecoulements (R.D.O.E.). Campagnes de l'année 2009 :
- Afficher la carte d’Observations des Ecoulements de Fin Juin 2009
- Afficher la carte d’Observations des Ecoulements de Fin Juillet 2009
- Afficher la carte d’Observations des Ecoulements de Fin Août 2009
- Afficher la carte d’Observations des Ecoulements de Fin Septembre 2009

Dans leurs bulletins d'information, les services de l'ONEMA précisent :

En juin : « La région Poitou-Charentes (en particulier les départements de Charente-Maritime et des Deux-Sèvres) présente une situation d'étiage marquée en juin 2009 sans atteindre cependant les niveaux de juin 2006, où l'étiage était sévère ». « La tendance générale est à l’effondrement des débits et des niveaux. Les petits cours d'eau sont les premiers touchés et la situation devient préoccupante ».

En juillet / août : « la situation s’est dégradée entre juillet et août malgré les dispositions prises pour limiter les usages de l'eau. De nombreux cours d’eau se sont complètement asséchés du fait de l’effet combiné du déficit pluviométrique, des températures caniculaires, de l'alimentation des plans d'eau par les cours d'eau, de l’évapotranspiration, des prélèvements agricoles, industriels ou AEP. » « Les bassins présentant les étiages les plus sévères sont, entre autres, ceux du marais Poitevin, des affluents et cours principaux des bassins du Thouet, du Clain, de la Charente, de la Boutonne, de l'Antenne... » « De nombreuses mortalités piscicoles par rupture d'écoulement ou assec sont survenues dans le département des Deux-Sèvres. De telles mortalités ont également été observées dans le département de la Vienne sur la Vendelogne, la Dive de Couhé (bassin du Clain), la Briande (bassin du Thouet). » « Globalement, les cours d'eau concernés par des assecs ont connu des mortalités piscicoles qui restent, malgré tout, la plupart du temps discrètes du fait des faibles quantités (petites espèces) et de l'éloignement de Centres urbains. »

En septembre : « la répartition des écoulements en Poitou-Charentes traduit encore une situation d'étiage sans atteindre cependant les niveaux de l'année 2005, où l'étiage avait été exceptionnellement précoce, et d’une rare intensité. Cette situation est moins favorable qu'en 2006 où les épisodes pluvieux en septembre avaient apporté une amélioration sensible sur la plupart des affluents asséchés pendant l'été. »

Diagramme de synthèse des observations des écoulements de 2005 à 2009, par mois, de juin à septembre

Pour information complémentaire, les observations en linéaire menées tous les 15 jours par les Fédérations pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques au cours de l'étiage 2009 sont accessibles sous forme de cartes à l'adresse suivante :
http://www.eau-poitou-charentes.org/suivi-assecs-fede-peche.html

Etat des eaux littorales

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En vue de caractériser l'état et l'évolution des eaux littorales et des milieux marins, différents paramètres sont étudiés tels que :
- Des paramètres physico-chimiques : température et salinité (1)
- Des paramètres biologiques : qualité trophique du milieu et abondance de certaines espèces animales
-> Études de la chlorophylle et du phytoplancton (2)

(1) La salinité est un marqueur du mélange eau douce/eau salée ; elle est alors fonction des apports en eau douce provenant des estuaires, sur le littoral charentais, ainsi que du cycle des marées.
Il est à noter que la température (symbolisant les échanges atmosphère-océan) associée à la salinité sont les deux facteurs majoritaires conditionnant le développement des espèces animales exploitées (huîtres ...).

(2) Une partie des éléments nutritifs utilisés pour le développement du phytoplancton, servant lui-même à nourrir les espèces animales des eaux littorales telles que les huîtres ou les moules par exemple, est contenue dans les eaux douces continentales arrivant au littoral. Ainsi, l'étude du phytoplancton et de la chlorophylle (renseignant de l'état de la ressource alimentaire) est primordiale en vue de suivre l'état de la conchyliculture à l'échelle du littoral charentais.

Température et salinité

Globalement au cours de l'étiage, les valeurs de température et de salinité mesurées au niveau de différentes stations sont restées proches des valeurs moyennes historiques à supérieures (en particulier pour le facteur salinité).

Pour ce qui est de la température, on observe au niveau des 3 stations de référence (Agnas, Pertuis breton, Lupin) une hausse progressive des valeurs journalières de mai à août. S'en suit une baisse de fin août à septembre.

Pour ce qui est de la salinité au niveau du site d'Agnas et du Pertuis breton, on observe une faible augmentation des valeurs de mai à septembre, valeurs qui ont oscillé entre 30 et 35 g/L, avant d'amorcer une baisse progressive dès le début du mois de septembre.

Ressource trophique : équivalent chlorophylle a de l'eau de mer

Ce paramètre est seulement mesuré au niveau du site d'Agnas. On peut ainsi observer des valeurs en équivalent chlorophylle a globalement faible (autour de 1 éq. (µg/L)) tout au long de l'étiage et inférieures aux valeurs moyennes historiques. Fin juillet et début août, un pic plus important est visible (de 4 à 14 éq.) ; en septembre on peut observer une hausse des valeurs journalières qui tendant à se rapprocher des valeurs historiques.

Activité phytoplanctonique

L'activité phytoplanctonique est évaluée en fonction de l'abondance phytoplanctonique mesurée en millions de cellules, au niveau de 2 sites : Boyard (Nord du bassin de Marennes d'Oléron) et Eperon (pertuis breton).

En ce qui concerne le premier (Boyard), l'évolution suivante est observée de mai à septembre.
Dès la première quinzaine de mai, un premier pic d'abondance est atteint (environ 1 millions de cellules phytoplanctoniques). Après une chute rapide à la fin du mois, un nouveau bloom est observé durant la première dizaine du juin (autour de 0,5 millions de cellules).
S'en suit alors une évolution globalement stable jusqu'à la fin du mois de septembre marquée par une abondance atteignant au maximum les 0,2 millions de cellules.

Au niveau du site de l'Eperon, l'évolution de l'activité phytoplanctonique est quelque peu différente. En effet, de mai à septembre, l'abondance est restée stagne, les valeurs étant alors proches de 0,1 millions de cellules. Seul le mois de juillet a vu un pic d'abondance en début de mois atteignant près de 1,5 millions de cellules.

Croissance

Un cheptel d'huître creuse du site d'Agnas est suivi afin d'en évaluer la croissance et la maturation. L'indicateur de croissance et de ponte utilisé est basé sur l'évolution du poids de chair sèche, en gramme, d'un lot d'huîtres creuses. Les chutes brutales observées indiquent des pontes.
Ainsi, de mai à début juillet, une croissance significative a pu être observée sur le lot d'huîtres de la campagne 2009 (+ 0,5 g de chair sèche) corroborant l'évolution de la campagne 2006. S'en suite mi-juillet une chute brutale (- 0,5 g de chair sèche) significative de la ponte des espèces conchylicoles.
En août, la croissance reprend progressivement (+ 0,5 d de chair sèche) avant une légère baisse (- 0,2 g de chair sèche) en septembre.

Mortalité

A partir de lots homogènes d’huîtres creuses du site d'Agnas, des comptages réguliers d’individus vivants sont effectués. Ces informations sont ensuite traduites en pourcentage de survie. Ainsi l'on voit que de mai à septembre, le pourcentage a progressivement diminué passant de 90% début mai à 85% début juin, pour finir à 80% fin septembre.
La baisse du pourcentage de survie s'est en fait accélérée en mai, puis a faiblement diminué jusqu'à fin septembre.

En fin de ce document sont annexées les cartes régionales des mesures de restriction à une date donnée.

Nous vous invitons à compléter votre information par la lecture des fiches détaillées par bassin versant.

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