Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     
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Évolution des ressources en eau (aquifères, cours d’eau, principaux barrages)

État des eaux souterraines.
Volumes disponibles aux principaux barrages.
Hydrologie.
Zoom sur la centrale nucléaire de Civaux.

État des eaux souterraines.

- Secteur Région Poitou-Charentes
Sources : Conseil Régional Poitou-Charentes, Conseil Général Vendée, Traitement Observatoire Régional de l’Environnement

Dans l’analyse qui suit, la moyenne mensuelle interannuelle est calculée par rapport aux chroniques historiques et une enveloppe correspondant à 5 % du battement de la nappe lui est appliquée.
Rappelons que la moyenne interannuelle est calculée d’après un historique de mesures qui est propre à chaque piézomètre et fonction de l’année de sa mise en service, et que cette moyenne est, par conséquent, influencée par les prélèvements.

Le début de l’année hydrologique 2011-2012 est marqué par une situation globalement défavorable à l’échelle de la région. En effet, plus des trois quarts des piézomètres ont présenté des niveaux inférieurs à la moyenne interannuelle* voire inférieurs au minimum pour certains.

Du mois d’octobre au mois de décembre, en raison des faibles précipitations reçues depuis septembre, plus des trois quarts des piézomètres ont un niveau inférieur à la moyenne. En lien avec les précipitations tombées au mois de décembre, la situation des nappes s’est par la suite améliorée en janvier. Environ 47% des piézomètres présentent alors des niveaux égaux ou supérieurs à la moyenne. En février, la situation s’est dégradée, en raison du déficit pluviométrique du début d’année (74% des piézomètres inférieurs à la moyenne).

Habituellement de janvier à mars, les nappes achèvent de se recharger. Au contraire, cette année, faute de précipitations suffisantes, elles ont entamé précocement leur cycle de vidange.

L’évolution constatée en février se poursuit et s’accentue, et en mars, la situation est nettement défavorable avec 86% de piézomètres inférieurs à la moyenne interannuelle

En conclusion, au 31 mars, la situation de 2012 est la deuxième situation la moins favorable depuis 2002, après celle de 2005(année sécheresse de référence).

Pour en savoir plus, consultez le site du réseau piézométrique régional.

- Secteur Sud Vendéen du Marais Poitevin
Source : Observatoire Eau Vendée

Le niveau des nappes du secteur sud Vendée " Marais Poitevin se situe globalement en dessous des niveaux moyens depuis le mois d’octobre 2011. Les précipitations du mois de décembre ont cependant contribué à l’augmentation des niveaux piézométriques.

Avoisinant la moyenne à la fin de l’année 2011 les niveaux ont baissé régulièrement jusqu’à atteindre, fin mars 2012, des valeurs proches des minima pour la même période, voire même inférieures pour certains piézomètres.

« En l’absence de précipitation notable sur le département de la Vendée, les niveaux des nappes ne s’améliorent pas et restent bien inférieurs aux moyennes saisonnières, voire même pour certains secteurs, proches des valeurs minimales jamais enregistrées. » (Extrait du bulletin de l’Observatoire Eau Vendée du 30 mars 2012)

Est présenté ci-après le suivi des niveaux d’eau, depuis janvier 2012, dans les trois nappes du Sud-Vendée, aux indicateurs de référence retenus pour le suivi et la gestion en 2012.

Secteur Lay

Seteur Vendée

Secteur Autise

Pour suivre les ressources en eau du secteur Sud Vendée du Marais Poitevin, consultez le site de l’Observatoire de l’Eau en Vendée.

Volumes disponibles aux principaux barrages.

(Sources : Compagnie d’Aménagement des Eaux des Deux-Sèvres (CAEDS), Institution du Fleuve Charente)

Dans les Deux-Sèvres : Les vidanges se sont poursuivies jusqu’en décembre, et les remplissages se sont enclenchés en janvier.
Fin Mars, aucun des deux barrages n’est rempli à 100% :
- 93% pour le Cébron, niveau correct en comparaison avec les années précédentes.
- 89% pour la Touche Poupard, équivalent à l’année précédente.

En Charente : Les deux barrages étaient quasiment vides en octobre, avec un taux de remplissage inférieur à 20%. Les niveaux ont stagné jusqu’au mois de décembre, puis le remplissage a débuté en janvier, avec un ralentissement en février et mars.
Fin mars, aucun des deux barrages n’est rempli :
- 80% pour Mas Chaban, niveau inférieur aux années précédentes (exceptée 2010/2011).
- 49% pour Lavaud, niveau inférieur aux précédentes années (excepté 2010/2011).

Le barrage Touche Poupard, situé en amont de la Sèvre Niortaise sur le Chambon, assure plusieurs usages :

(1) réserve en eau potable (7 Mm3/an) ;

(2) débit réserve et soutien d’étiage (5 Mm3/an) ;

(3) irrigation (3 Mm3/an).

Son taux de remplissage en octobre 2011 s’élevait seulement à 38%. Sa vidange s’est poursuivie jusqu’en décembre puis son remplissage est intervenu à partir de janvier. Fin mars 2012, il est rempli à 89%.

Le Cébron qui est un barrage situé en amont du Thouet, assure les mêmes usages que celui de la Touche Poupard et sensiblement dans les mêmes proportions. Egalement faiblement rempli en octobre (42%), son remplissage suit la même évolution que celui cité précédemment et arrive, fin mars, à un taux de remplissage s’élevant à 93%.

L’évolution du niveau des barrages de Mas Chaban et Lavaud, situés en amont de la Charente, est identique à celle des retenues des Deux-Sèvres, mais à des taux de remplissage nettement inférieurs. En effet, les deux réserves sont presque vides en octobre 2011 (respectivement 17 et 6%), et n’ont pu être remplies cet hiver (80 et 49% en mars 2012).

Capacité des barrages :
- Touche Poupard : 15 Mm3
- Cébron-Puy Terrier : 11,5 Mm3
- Lavaud : 10 Mm3 ; dont volume utile : 9 Mm3
- Mas Chaban : 14,2 Mm3 ; dont volume utile : 13,4 Mm3.

Vous pouvez suivre les taux de remplissage des grandes retenues de la Charente sur le site de l’Institution du Fleuve Charente et des Deux-Sèvres sur le site du CAEDS.

Hydrologie.

(Sources : Banque hydrologique ; producteurs : Services de Prévision des Crues Littoral Atlantique, Vienne Thouet)

En octobre 2011, la situation est équivalente à celle des deux années précédentes à l’échelle de la région Poitou-Charentes et du Marais Poitevin, avec une situation d’étiage qui se prolonge à l’automne.

En lien avec le déficit pluviométrique, cette situation s’est encore davantage prolongée cette année, les débits restant faibles et proches des QMM5S* jusqu’à début décembre.

Le Débit de Crise (DCR*) a ainsi été dépassé pendant une vingtaine de jours en octobre sur le Clain, la Sèvre Niortaise et la Charente et plus ponctuellement en novembre et en décembre. Rappelons que le DCR est une valeur journalière qu’il convient de ne pas dépasser afin d’assurer les usages prioritaires de l’eau et de préserver les milieux aquatiques.

Les premières crues ont eu lieu par la suite en décembre, en conséquence des précipitations intenses tombées au passage de la tempête Joachim. La hausse de débit est significative, avec un pic très marqué autour du 16, dépassant ponctuellement les QMM5H* pour la majorité des stations. Dans l’ensemble, les débits observés en décembre sont ainsi supérieurs à ceux de 2010 et également supérieurs aux moyennes saisonnières. Cette tendance a perduré à moindre mesure pendant la première quinzaine de janvier. Un nouveau pic est enregistré, les débits ont alors été globalement supérieurs au débit médian.

De mi-janvier à fin mars, la situation s’est ensuite dégradée progressivement, les faibles pluies ne permettant pas de maintenir des débits conformes aux moyennes saisonnières. Les valeurs de débits tendent ainsi à se rapprocher des faibles valeurs observées dans le passé.

Fin mars, la situation hydrologique est préoccupante, les débits observés sont proches à inférieurs au débit mensuel interannuel quinquennal sec et correspondent globalement aux débits habituellement observés lors d’un mois de juillet.

* QMM5H : Le débit mensuel interannuel quinquennal humide pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 1/5 d’être dépassé chaque année
* QMM5S : Le débit mensuel interannuel quinquennal sec pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 4/5 d’être dépassé chaque année.
* Q médian : Le débit médian est le débit atteint ou dépassé pendant la moitié de l’année.
* DCR (Débit de Crise) : valeur de débit de référence en dessous duquel seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits.

- Synthèse par station

Pour en savoir plus, consultez le SIGORE (Onglet Eau > Quantité > Etat des eaux superficielles > Réseau de suivi police de l’eau et Service de Prévisions des Crues) Ou suivez les débits quotidiennement sur le site du RPDE.

Zoom sur la centrale nucléaire de Civaux

La centrale de Civaux est située sur la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (amont) et de Cubord (aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ses réacteurs, elle prélève de l’eau dans la Vienne.

La station de Lussac-les-Châteaux est un point nodal dont la valeur de DCR (Débit de Crise) est égale à 10 m3/s.

En dessous de cette valeur, seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits.

Pendant l’étiage, les valeurs de débits de coupure des prélèvements sont :
- en gestion de printemps : 12,40 m3/s
- en gestion d’été : 10 m3/s

La station de Cubord est la station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision du 2 juin 2009*), « l’exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l’aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m3/s ». Le débit maximum pouvant être prélevé par la centrale dans le fleuve est de 6 m3/s.

En outre, les conditions de rejet font l’objet d’une réglementation imposant un débit minimal de 30 m3/s pour effectuer certains rejets chimiques, comme par exemple la chloration massive des CRF (Circuits Radio Fréquences) par injection d’hypochlorite de sodium.

Les rejets d’effluents radioactifs liquides sont quant à eux autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l’ASN. La production des effluents doit alors être réduite au strict minimum.

* Décision du 2 juin 2009 : Décision n° 2009-DC-0138 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvements et de consommation d’eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 158 et n° 159 exploitées par Électricité de France (EDF-SA) sur la commune de Civaux.

D’octobre 2011 à mars 2012, le seuil de 10 m3/s autorisant la centrale à fonctionner normalement a été respecté à Cubord, malgré les faibles débits enregistrés en octobre et novembre (moyennes mensuelles respectives de 16,7 et 20,6 m3/s). Ces débits ont été parfois inférieurs aux seuils de rejets chimiques et radioactifs. Ce fût le cas globalement pour les mois d’octobre et novembre, puis ponctuellement en décembre et en mars.

NB : Les données de débit à la station de Cubord n’ont pas été publiées du 13 février au 11 mars par EDF.

Pour suivre le débit à Cubord, consultez le site d’EDF Pour en savoir plus, consultez la rubirque « Surveillance et mesures, site de Civaux » et le site de la Commission Locale d’Information sur la centrale de Civaux.

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