Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Hydrologie : évolution des débits et des écoulements

Sources : Banque Hydrologique, services de prévisions des crues Vienne Charente Atlantique, DREAL Nouvelle-Aquitaine, DREAL Pays de la Loire.

Evolution des débits des cours d’eau

En lien avec l'évolution des précipitations, les débits enregistrés au printemps ont été plutôt supérieurs aux normales saisonnières dans l'ensemble, avec des pics importants enregistrés début juin.

En été, la baisse naturelle des débits a été particulièrement marquée cette année, en raison de très faibles précipitations.

Cette situation climatique perdurant à l'automne, toutes les stations principales de la région affichent des débits moyens mensuels inférieurs aux moyennes interannuelles en octobre, avec de très faibles valeurs pour certaines. Les débits moyens mensuels ne représentent alors pas plus de 20% de la moyenne interannuelle sur certains cours d'eau comme l'Argenton, la Tude et le Né (depuis le mois de septembre), ainsi que sur le Thouaret, le Thouet, le Lay, la Vendée, la Sèvre Nantaise, la Bonnieure, et la Tardoire.

Tableau récapitulatif des débits moyens mensuels (2016), interannuels et rapport (%) entre les deux d’avril à octobre Tableau récapitulatif des débits moyens mensuels 2016, interannuels et rapport (%) entre les deux d'avril à octobre

Débits du Clain de Poitiers d'avril à octobre 2016 Débits de Sèvre Niortaise à Niort d'avril à octobre

QMM5H : Le débit mensuel interannuel quinquennal humide pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 1/5 d’être dépassé chaque année.
Q médian  : Le débit médian est le débit atteint ou dépassé pendant la moitié de l’année.
QMM5S : Le débit mensuel interannuel quinquennal sec pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 4/5 d’être dépassé chaque année.
D.C.R. (Débit de Crise) : valeur de débit de référence en dessous duquel seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits.

Débits de la Charente à Vindelle d'avril à octobre Débits de la Seudre à Saint-André-de-Lidon d'avril à octobre

Pour en savoir plus …
Suivez les débits quotidiennement et par station sur le site de l’eau en Poitou-Charentes

Zoom sur la centrale de Civaux

La centrale de Civaux est située sur la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (amont) et de Cubord (aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ses réacteurs, elle prélève de l'eau dans la Vienne.
La station de Lussac-les-Châteaux est un point nodal dont la valeur de D.C.R. (Débit de Crise) est égale à 10 m3/s. La station de Cubord est la station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision du 2 juin 2009) [1], « l'exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l'aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m3/s  ».

Localisation Centrale de Civaux

La centrale prélève avec ses deux réacteurs en fonctionnement et à pleine puissance un total de 4 m3/s, dont 2 m3/s sont restitués à la Vienne. En outre, les conditions de rejet d’effluents radiochimiques font l'objet d'une réglementation imposant un débit minimal et maximal. Ils sont autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l'ASN. Un régime dérogatoire permet également dans certaines conditions strictes et avec l’accord de l’Autorité de sûreté nucléaire de réaliser des rejets entre 10 et 20 m3/s. Lorsque les conditions de rejet ne sont pas réunies, la centrale stocke ses effluents dans des réservoirs spécifiques.

Le débit journalier de la Vienne à Cubord a été supérieur au seuil de fonctionnement de la centrale (10 m3/s) d'avril à octobre 2016.

S'il n'est pas descendu en-dessous de 50 m3/s au printemps, il a en revanche été régulièrement inférieur à 20 m3/s de juillet à octobre, ne permettant pas à la centrale de rejeter ses effluents radioactifs dans la Vienne ces jours-là.

Débits de la Vienne à Cubord en aval de la centrale de Civaux en 2016

Pour en savoir plus …
Consultez le site d'EDF "Surveillance et mesures, site de civaux"

Notes

[1] Décision n° 2009-DC-0138 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvements et de consommation d’eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 158 et n° 159 exploitées par Électricité de France (EDF-SA) sur la commune de Civaux.

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