Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Hydrologie : évolution des débits et des écoulements

Sources : Banque HYDRO - producteurs service de prévisions des crues Vienne Charente Atlantique et Dordogne, DREAL Pays de la Loire, Limousin et Aquitaine ; EDF

Evolution des débits des cours d’eau

Les débits enregistrés d'avril à septembre 2015 ont été plutôt en deçà des normales saisonnières dans l'ensemble, en raison de précipitations modérées en début de période d'étiage.
Au cours du mois d'avril, du fait des faibles précipitations, le débit des cours d'eau a globalement diminué, les valeurs observées sont alors globalement inférieures aux normales de saison.
En mai, du fait des fortes précipitations reçues les deux premiers jours, on observe une hausse ponctuelle des débits, qui sont donc, globalement conformes à supérieurs aux normes saisonnières.
Ces débits diminuent en juin, en effet les précipitations reçues à cette période entre le 9 et le 15 du mois n'ont permis qu'une augmentation ponctuelle des débits.
En juillet, la quasi-absence de précipitations a induit une diminution significative des débits ; ceux-ci sont alors globalement nettement inférieurs aux moyennes de saison.
Les fortes précipitations perçues à partir de la deuxième semaine du mois d'août permettent une augmentation significative du débit des cours d'eau même si ces derniers restent, pour la plupart des stations, légèrement inférieurs aux normales de saison.
En septembre, les fortes précipitations reçues à partir de la fin de la deuxième semaine permettent, elles, une augmentation significative des débits. Ils sont alors globalement supérieurs aux normales de saison pour l'ensemble du mois.
Fin septembre, les débits sont en moyenne proches à supérieurs aux normales saisonnières. Certains cours d'eau présentent encore des débits inférieurs aux moyennes de saison, c'est par exemple le cas de la Tude à Médillac, la Lizonne à Saint-Sèverin, la Tardoire à Montbron et la Creuse à Leugny.

QMM5H : Le débit mensuel interannuel quinquennal humide pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 1/5 d’être dépassé chaque année.
Q médian  : Le débit médian est le débit atteint ou dépassé pendant la moitié de l’année.
QMM5S : Le débit mensuel interannuel quinquennal sec pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 4/5 d’être dépassé chaque année.
D.C.R. (Débit de Crise) : valeur de débit de référence en dessous duquel seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits.

Pour en savoir plus …
Suivez les débits quotidiennement et par station sur le site de l’eau en Poitou-Charentes

Zoom sur la centrale de Civaux :

La centrale de Civaux est située sur la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (amont) et de Cubord (aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ses réacteurs, elle prélève de l'eau dans la Vienne.
La station de Lussac-les-Châteaux est un point nodal dont la valeur de D.C.R. (Débit de Crise) est égale à 10 m3/s.
Pendant l'étiage, les valeurs de débits de coupure des prélèvements sont :
- en gestion de printemps : 13 m3/s.
- en gestion d'été : 10 m3/s.
La station de Cubord est la station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision du 2 juin 2009) [1], « l'exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l'aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m3/s  ». Le débit maximum pouvant être prélevé par la centrale dans le fleuve est de 6 m3/s. En outre, les conditions de rejet font l'objet d'une réglementation imposant un débit minimal de 30 m3/s pour effectuer certains rejets chimiques, comme par exemple la chloration massive des C.R.F. (Circuits de refroidissement) par injection d'hypochlorite de sodium.
Les rejets d'effluents radioactifs liquides sont quant à eux autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l'A.S.N. La production des effluents doit alors être réduite au strict minimum. Les rejets radioactifs ne sont pas autorisés dans la Vienne lorsque le débit dépasse les 400 m3/s, ceci afin d’éviter que ces produits ne se répandent sur les terres inondées en période de crue.

Depuis avril 2015, la centrale de Civaux ne diffuse plus les données concernant la station de mesure de Cubord. Nous ne vous présentons donc que ceux de Lussac-les-Châteaux.

Pour en savoir plus …
Consultez le site d'EDF "Surveillance et mesures, site de civaux"

Notes

[1] Décision n° 2009-DC-0138 de l’Autorité de sûreté nucléaire du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvements et de consommation d’eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 158 et n° 159 exploitées par Électricité de France (EDF-SA) sur la commune de Civaux.

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