Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Hydrologie : suivi des débits des cours d’eau

Hydrologie : suivi des débits des cours d’eau

Sources : Fédérations de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique des 4 départements de la région, Syndicat Intercommunal d'Aménagement Hydraulique du Bassin du Né, Syndicat Mixte du Bassin de l'Antenne, de l'Association de Protection, d'Information et d'Etude de l'Eau et de son Environnement, Banque hydrologique, Services de Prévision des Crues Littoral Atlantique, Vienne Thouet, DREAL Pays de la Loire
Suivi des débits des cours d’eau
Zoom sur la centrale de Civaux

Début octobre 2012, la situation est comparable à celle des trois années précédentes à l'échelle de la région Poitou-Charentes et du Marais Poitevin, avec une situation d'étiage qui se prolonge à l'automne. Les milieux aquatiques souffrent encore des faibles niveaux d'eau observés à cette période. Au 1er octobre 2012, 36 % du linéaire hydrographique observé est en état de rupture d'écoulement ou d'assec.

Retrouvez tous les résultats du suivi des Fédérations pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques du Poitou-Charentes au cours de l'étiage 2012 et des années précédentes dans la rubrique "Le suivi des Fédérations de Pêche" sur le site du RPDE

En lien avec les fortes précipitations reçues par la suite, la situation s'est rapidement améliorée, les débits dépassant ainsi ponctuellement les QMM5H* fin octobre et début novembre, sur de nombreuses stations. Certains cours d'eau du sud de la région (comme la Seudre par exemple) sont néanmoins restés marqués par les conditions difficiles rencontrées en fin d'étiage.

Courant octobre, le Débit de Crise (DCR*) a ainsi été dépassé sur deux cours d'eau du sud de la région : pendant 12 jours sur la Seudre et 5 jours sur le Né. Rappelons que le DCR est une valeur journalière qu'il conviendrait de ne pas dépasser afin d'assurer les usages prioritaires de l'eau et de préserver les milieux aquatiques. Les débits de la Seudre, critiques en fin d'étiage, sont restés proches des QMM5S* jusqu'à début décembre, avant la nouvelle vague de fortes précipitations.

Les débits sont restés élevés sur l'ensemble des cours d'eau de la région de mi-décembre à fin février malgré certaines fluctuations liées aux conditions pluviométriques. Ils ont ainsi été nettement supérieurs aux moyennes saisonnières sur cette période,et ponctuellement supérieurs aux fortes valeurs observées par le passé (autour de mi-février sur la Charente, le Clain et la Sèvre Niortaise et également lors de la deuxième quinzaine de décembre sur ces deux dernières stations). En février 2013, la Sèvre Niortaise a notamment atteint son débit de crue observé en moyenne tous les dix ans.

De mi-février à fin mars, les débits ont ensuite diminué progressivement, un pic est néanmoins enregistré autour du 20 mars.

Fin mars, la situation des cours d'eau de la région est relativement conforme aux normales saisonnières. Les débits observés sont néanmoins légèrement inférieurs à la moyenne sur certains cours d'eau, notamment au sud de la région (Bonnieure, Tude, Né, Seugne et Dronne).

* QMM5H  : Le débit mensuel interannuel quinquennal humide pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 1/5 d’être dépassé chaque année.
* Q médian : Le débit médian est le débit atteint ou dépassé pendant la moitié de l’année.
* QMM5S  : Le débit mensuel interannuel quinquennal sec pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 4/5 d’être dépassé chaque année.
* DCR (Débit de Crise)  : valeur de débit de référence en dessous duquel seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits.

- Synthèse par station :

Pour en savoir plus, consultez le SIGORE (Onglet Eau > Quantité > Eaux superficielles > Suivi des débits) ou suivez quotidiennement les débits.

- Zoom sur la centrale de Civaux :

La centrale de Civaux est située sur la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (amont) et de Cubord (aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ses réacteurs, elle prélève de l'eau dans la Vienne.

La station de Lussac-les-Châteaux est un point nodal dont la valeur de DCR (Débit de Crise) est égale à 10 m3/s.

En dessous de cette valeur, seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits.

Pendant l'étiage, les valeurs de débits de coupure des prélèvements sont :
- en gestion de printemps : 12,40 m3/s
- en gestion d'été : 10 m3/s

La station de Cubord est la station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision du 2 juin 2009[1]), « l'exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l'aval du rejet de la centralesupérieur à 10 m3/s ». Ledébit maximumpouvant être prélevé par la centrale dans le fleuve est de6 m3/s.

En outre, les conditions de rejet font l'objet d'une réglementation imposant un débit minimal de30 m3/s pour effectuer certains rejets chimiques,comme par exemple la chloration massive des CRF (Circuits Radio Fréquences) par injection d'hypochlorite de sodium.

Les rejets d'effluents radioactifs liquides sont quant à eux autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l'ASN. La production des effluents doit alors être réduite au strict minimum.

[1] Décision n° 2009-DC-0138 de l'Autorité de sûreté nucléaire du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvements et de consommation d'eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 158 et n° 159 exploitées par Électricité de France (EDF-SA) sur la commune de Civaux.

D'octobre 2012 à mars 2013, la centrale nucléaire de Civaux a pu fonctionner normalement, le débit seuil de 10 m3/s sur la Vienne en aval de la centrale, ayant été respecté.

Ces débits ont été parfois inférieurs au seuil de rejets chimiques (30 m3/s), et au-delà de l'intervalle de seuils autorisant les rejets radioactifs (entre 20 et 400 m3/s*). Ce fût le cas globalement sur une moitié de mois en octobre et plus ponctuellement en novembre, décembre et février.

Les rejets radioactifs ne sont pas autorisés dans la Vienne lorsque le débit dépasse les 400 m3/s, ceci afin d’éviter que ces produits ne se répandent sur les terres inondées en période de crue.

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