Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Hydrologie : suivi des débits des cours d’eau

Hydrologie : suivi des débits des cours d’eau

Sources : Fédérations de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique des 4 départements de la région, Syndicat Intercommunal d'Aménagement Hydraulique du Bassin du Né, Syndicat Mixte du Bassin de l'Antenne, de l'Association de Protection, d'Information et d'Etude de l'Eau et de son Environnement, Banque hydrologique, Services de Prévision des Crues Littoral Atlantique, Vienne Thouet, DREAL Pays de la Loire
Suivi des débits des cours d’eau
Synthèse par station
Zoom sur la centrale de Civaux

Début octobre 2014, la situation est comparable à 2013 et nettement plus favorable que celles de 2012, 2011 et 2010, à l'échelle de la région Poitou-Charentes et du Marais Poitevin. Au 1er octobre 2014, 16,2 % du linéaire hydrographique observé est en état de rupture d'écoulement ou d'assec.

Retrouvez tous les résultats du suivi des Fédérations pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques du Poitou-Charentes au cours de l'étiage 2013 et des années précédentes dans la rubrique "Le suivi des Fédérations de Pêche" sur le site du RPDE

Les débits enregistrés d'octobre 2014 à mars 2015 ont été plutôt en deçà des normales saisonnières dans l'ensemble, et nettement inférieurs à ceux de l'année passée à la même période, en raison de précipitations plus modérées.

En décembre, du fait de très faibles précipitations, les débits moyens dans les bassins du Clain, du Thouet, de la Sèvre Niortaise-Marais Poitevin, de la Vendée et de la Sèvre Nantaise sont globalement inférieurs à la normale. Ceux enregistrés dans la Dronne, la Seudre, la Creuse, la Gartempe et la Vienne sont eux plus proches des normales saisonnières ce qui s'explique par le fait que les précipitations ont été plus importantes à l'Est de la région. En janvier, les précipitations étant plus importantes que le mois précédent, on observe un retour global à la normale.

Le débit de crise (D.C.R.) n'a jamais été dépassé sur les cours d'eau de la région en cette période hivernale. Rappelons que le D.C.R. est une valeur journalière qu'il conviendrait de ne pas dépasser afin d'assurer les usages prioritaires de l'eau et de préserver les milieux aquatiques.

Fin mars, les débits sont en moyenne proches des normales saisonnières, ils sont en effet légèrement inférieurs aux normales dans les bassins Clain, Thouet et Sèvre Niortaise et Nantaise et plus proches à supérieurs dans les bassin de la Vienne, de la Charente et de la Seudre.

* QMM5H  : Le débit mensuel interannuel quinquennal humide pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 1/5 d’être dépassé chaque année.
* Q médian : Le débit médian est le débit atteint ou dépassé pendant la moitié de l’année.
* QMM5S  : Le débit mensuel interannuel quinquennal sec pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 4/5 d’être dépassé chaque année.
* DCR (Débit de Crise)  : valeur de débit de référence en dessous duquel seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits.

- Synthèse par station :

Rapports entre les moyennes mensuelles d’octobre 2014 à mars 2015 et les moyennes mensuelles interannuelles
Pour en savoir plus, consultez le SIGORE (Onglet Eau > Quantité > Eaux superficielles > Suivi des débits) ou suivez quotidiennement les débits.

- Zoom sur la centrale de Civaux :

La centrale de Civaux est située sur la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (amont) et de Cubord (aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ses réacteurs, elle prélève de l'eau dans la Vienne.

La station de Lussac-les-Châteaux est un point nodal dont la valeur de DCR (Débit de Crise) est égale à 10 m3/s.

En dessous de cette valeur, seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable de la population et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits.

Pendant l'étiage, les valeurs de débits de coupure des prélèvements sont :
- en gestion de printemps : 12,40 m3/s
- en gestion d'été : 10 m3/s

La station de Cubord est la station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision du 2 juin 2009[1]), « l'exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l'aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m3/s ». Le débit maximum pouvant être prélevé par la centrale dans le fleuve est de 6 m3/s.

En outre, les conditions de rejet font l'objet d'une réglementation imposant un débit minimal de 30 m3/s pour effectuer certains rejets chimiques, comme par exemple la chloration massive des CRF (Circuits de refroidissement) par injection d'hypochlorite de sodium.

Les rejets d'effluents radioactifs liquides sont quant à eux autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l'ASN. La production des effluents doit alors être réduite au strict minimum.

[1] Décision n° 2009-DC-0138 de l'Autorité de sûreté nucléaire du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvements et de consommation d'eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 158 et n° 159 exploitées par Électricité de France (EDF-SA) sur la commune de Civaux.

D'octobre 2014 à mars 2015, la centrale nucléaire de Civaux a pu fonctionner normalement, le débit seuil de 10 m3/s sur la Vienne en aval de la centrale, ayant été respecté.

Ces débits ont été parfois inférieurs au seuil de rejets chimiques (30 m3/s), mais ont respecté l'intervalle de seuils autorisant les rejets radioactifs (entre 20 et 400 m3/s*). Ce fût le cas seize jours en octobre, et trois jours en novembre. Les rejets sont alors stockés en attendant que les seuils ne soient plus dépassés.

* Les rejets radioactifs ne sont pas autorisés dans la Vienne lorsque le débit dépasse les 400 m3/s, ceci afin d’éviter que ces produits ne se répandent sur les terres inondées en période de crue.

Pour en savoir plus, consultez le site d'EDF « Surveillance et mesures, site de Civaux » et consultez également les débits journaliers sur la Vienne à Cubord

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