Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Hydrologie : débits et écoulements des cours d’eau

Hydrologie : suivi des débits des cours d’eau

Sources : Sources : Banque HYDRO - DREAL Nouvelle-Aquitaine (et Pays de la Loire) - services de prévision des crues Vienne Charente Atlantique, Fédérations de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique 16-17-79-86, EDF.
Suivi des débits des cours d’eau
Synthèse par station
Zoom sur la centrale de Civaux


- Etat hydraulique du linéaire hydrographique au 1er octobre 2016

Début octobre 2016, la situation est moins favorable que pour les trois années précédentes, à l'échelle du Poitou-Charentes. Au 1er octobre 2016, 32,9 % du linéaire hydrographique observé est en état de rupture d'écoulement ou d'assec.

- Evolution des débits des cours d'eau

Les débits sont globalement restés très faibles d'octobre 2016 à mars 2017, excepté en fin de période où le retour des précipitations a permis de nettes augmentations. Des pics de débit sont ainsi enregistrés en février et en mars, même si ces derniers restent inférieurs aux valeurs de l'année passée à la même période, et peinent à maintenir des valeurs de saison.

En lien avec l'évolution des pluies, les débits moyens mensuels des différents cours d'eau du Poitou-Charentes restent nettement inférieurs aux moyennes interannuelles, d'octobre à février 2017. Les débits enregistrés cet hiver correspondent davantage à des valeurs rencontrées en plein été. En mars, les débits remontent considérablement du fait des fortes

précipitations, et plusieurs alertes crues sont déclenchées. Les débits sont alors davantage conformes aux normales saisonnières voire même supérieurs aux moyennes mensuelles interannuelles pour certaines stations.

Le débit de crise (DCR) a été dépassé sur deux cours d'eau en octobre et novembre 2016 : ponctuellement sur la Sèvre Niortaise (à Niort) et plus régulièrement sur le Né (à Salles-d'Angles). Rappelons que le DCR est une valeur journalière qu'il conviendrait de ne pas dépasser afin d'assurer les usages prioritaires de l'eau et de préserver les milieux aquatiques.

Pour en savoir plus, suives les débits quotidiennement sur le site dédié à l'eau en Poitou-Charentes sur le site du RPDE

- Zoom sur la centrale de Civaux :

La centrale de Civaux est située sur le bassin de la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (en amont) et de Cubord (en aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ses réacteurs, elle prélève de l'eau dans la Vienne. La station de Lussac-les-Châteaux est un point nodal dont la valeur de DCR (Débit de Crise) est égale à 10 m3/s. La station de Cubord est la station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision du 2 juin 20091), « l'exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l'aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m3/s ».

Décision n° 2009-DC-0138 de l'Autorité de sûreté nucléaire du 2 juin 2009 fixant les prescriptions relatives aux modalités de prélèvements et de consommation d'eau et de rejets dans l’environnement des effluents liquides et gazeux des installations nucléaires de base n° 158 et n° 159 exploitées par Électricité de France (EDF-SA) sur la commune de Civaux.

La centrale prélève avec ses deux réacteurs en fonctionnement et à pleine puissance un total de 4 m3/s, dont 2 m3/s sont restitués à la Vienne. En outre, les conditions de rejet d’effluents radiochimiques font l'objet d'une réglementation imposant un débit minimal et maximal. Ils sont autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l'ASN. Un régime dérogatoire permet également dans certaines conditions strictes et avec l’accord de l’Autorité de sûreté nucléaire de réaliser des rejets entre 10 et 20 m3/s. Lorsque les conditions de rejet ne sont pas réunies, la centrale stocke ses effluents dans des réservoirs spécifiques.

Le débit journalier de la Vienne à Cubord a été supérieur au seuil de fonctionnement de la centrale (10 m3/s) d'octobre 2016 à mars 2017. S'il n'a pas été supérieur à 400 m3/s * sur cette période (maximum 303 m3/s le 6 mars), il a en revanche été régulièrement inférieur à 20 m3/s en octobre (sur 23 jours), et plus ponctuellement en décembre (5 jours) et en janvier (4 jours), ne permettant pas à la centrale de rejeter ses effluents radioactifs dans la Vienne ces jours-là.

*Les rejets radioactifs ne sont pas autorisés dans la Vienne lorsque le débit dépasse les 400 m3/s, ceci afin d’éviter que ces produits ne se répandent sur les terres inondées en période de crue
Pour en savoir plus, consultez le site d'EDF « Surveillance et mesures, site de Civaux »

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