Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Hydrologie : suivi des débits des cours d’eau

Hydrologie : suivi des débits des cours d'eau.

Sources : Services de Prévision des Crues Littoral Atlantique, Vienne Thouet et Dordogne, DREAL Pays de la Loire et Banque hydrologique, EDF

Les fortes pluies d'avril ont considérablement augmenté les débits, qui se situaient encore à de faibles niveaux (proches du débit mensuel interannuel quinquennal sec* et correspondant davantage aux valeurs habituellement observées en juin-juillet) jusqu'à la première quinzaine d'avril. Un pic très net est observé autour du 1er mai sur les différentes stations de la région.

Par la suite, les débits ont progressivement diminué malgré des hausses ponctuelles enregistrées en mai et en juin. Au début de l'été, les valeurs observées sont globalement équivalentes aux débits médians*, et supérieures à celles de 2011.

En conséquence du déficit pluviométrique du mois d'août, les débits moyens diminuent et tendent à se rapprocher des faibles valeurs historiques. La valeur seuil de Débit de Crise (DCR*) est alors atteinte pour trois stations de mesure sur les quatre présentées ci-après (sur les cours d'eau du Clain, de la Sèvre Niortaise, et de la Seudre). Malgré une amélioration fin septembre, la situation d'étiage semble, comme les années passées, se prolonger à l'automne.


- QMM5H : Le débit mensuel interannuel quinquennal humide pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 1/5 d’être dépassé chaque année.
- Q médian : Le débit médian est le débit atteint ou dépassé pendant la moitié de l’année.
- *QMM5S : Le débit mensuel interannuel quinquennal sec pour un mois considéré est le débit mensuel qui a une probabilité de 4/5 d’être dépassé chaque année.
- *DCR (Débit de Crise) : valeur de débit de référence en dessous duquel seuls les exigences de la santé, de la salubrité publique, de la sécurité civile et de l’alimentation en eau potable et les besoins des milieux naturels peuvent être satisfaits.

Pour en savoir plus, consultez le SIGORE (Onglet Eau > Quantité > Eaux superficielles > Suivi des débits > Stations de suivi police de l'eau et de Stations de surveillance des Crues) ou suivez les débits.

- Synthèse par station :

Les débits observés au cours de l'étiage 2012 ont été nettement supérieurs à ceux de 2011 : en mai sur l'ensemble des stations, et sur certaines au printemps et en début d'été. Ils ont ainsi été systématiquement inférieurs aux moyennes saisonnières et périodiquement inférieurs aux faibles valeurs historiques en août et en septembre. La situation d'étiage semble se prolonger à l'automne, comme les précédentes années.

- Zoom sur la centrale de Civaux :

La centrale de Civaux est située sur le bassin de la Vienne, entre les stations de mesure de débit de Lussac-les-Châteaux (amont) et de Cubord (aval). Pour assurer son fonctionnement et en particulier le refroidissement de ces réacteurs, celle-ci prélève de l'eau dans la Vienne.

C'est la station de Cubord qui fait office de station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la Centrale. Selon l'Autorité de Sûreté Nucléaire (Décision n°2009-DC-0138 du 2 juin 2009), « l'exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l'aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m3/s ». Le débit maximum pouvant être prélevé par la centrale dans le fleuve est de 6 m3/s.

En outre, les conditions de rejet font l'objet d'une réglementation imposant un débit minimal de 30 m3/s pour effectuer des rejets chimiques occasionnels comme la chloration massive des circuits d'eau de circulation (CRF) par injection d'hypochlorite de sodium. Les rejets d'effluents radioactifs liquides sont quant à eux autorisés lorsque le débit de la Vienne mesuré à Cubord est compris entre 20 et 400 m3/s. Toutefois lorsque le débit de la Vienne est compris entre 20 et 27 m3/s, les rejets donnent lieu à une information de l'ASN. La production des effluents doit alors être réduite au strict minimum.

De mi-avril à fin juillet 2012, les débits de la Vienne à Lussac-les-Châteaux en amont de la centrale, ont été supérieurs aux valeurs habituellement observées à la même période, et nettement supérieurs à ceux de 2011 (qui avaient été très faibles). A partir du mois d'août, la situation a été globalement équivalente à celle de l'année passée, avec des débits inférieurs aux moyennes saisonnières.

Le Débit de Crise (défini pour la station de Lussac-les-Châteaux) n'a cependant pas été atteint, grâce notamment aux lâchers d'eau provenant de barrages du Limousin, situés plus en amont et assurant un soutien d'étiage.

Tout comme les autres stations de la région, de forts débits ont été enregistrés de mi-avril à mi-mai à Cubord et ont progressivement diminué par la suite. Les débits 2012 ont ainsi été nettement supérieurs à ceux de 2011 jusqu'à fin juillet (excepté début avril avant les fortes pluies) puis équivalents à ceux de l'année passée en août et en septembre.

La centrale nucléaire de Civaux n'a pas été contrainte à l'arrêt cet été, le débit seuil de 10 m3/s sur la Vienne en aval de la centrale, autorisant celle-ci à fonctionner, ayant été respecté. Les débits ont néanmoins été très faibles à partir de fin juillet, proches des 10 m3/s, et rarement supérieurs aux seuils autorisant les rejets chimiques et radioactifs. La centrale a donc dû stocker ses effluents une grande partie de l'été.

Pour en savoir plus, consultez le site d'EDF (Choisissez centrale de Civaux dans le menu de recherches) Consultez également le SIGORE (Onglet Eau > Quantité > Eaux superficielles > Suivi des débits > Stations de suivi de débit EDF).

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