Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

La pluviométrie.

Source : Météo France ; données fournies par la DREAL Poitou-Charentes

Comparaisons historiques

Les précipitations moyennes en région Poitou-Charentes, sont légèrement supérieures à la moyenne nationale (Source : Météo France).

La région est marquée par des années hydrologiques très variables ces dernières années. On notera les bilans pluviométriques exceptionnels de 1999 et 2005, respectivement excédentaire et déficitaire. Sur les dix dernières années, il semble se dégager des cycles de 3-4 ans alternant situation déficitaire et situation excédentaire.

On observe une certaine homogénéité générale des bilans hydriques de la région (si une station montre un bilan excédentaire par rapport à la normale, les autres aussi dans la majorité des cas). Il y a cependant certaines disparités au niveau des écarts à la normale.

Pour la période d'avril à septembre 2013, le niveau de précipitations est supérieur aux normales sur les grandes villes de la région, contrairement aux années 2009 à 2011. En effet, les cumuls pluviométriques des stations de Cognac, Niort et Poitiers, affichent un excédent d'au moins 100 mm. Pour La Rochelle, le cumul de pluies se situe davantage autour des normales, avec un excédent moins marqué (12,2 mm) par rapport aux trois autres stations.

Pour en savoir plus, consultez les relevés pluviométriques quotidiens de Météo France, disponibles dans la rubrique « Climat en France ».

Les précipitations pendant la période d'étiage 2013

La période d'étiage 2013 fut marquée par des disparités concernant le niveau de précipitations reçues, tant sur le plan géographique (le mois d'avril fut par exemple peu arrosé dans le sud de la région contrairement au sud des Deux-Sèvres et dans la Vienne), que sur le plan temporel (le mois de mai fut nettement excédentaire à l'inverse du mois d'août, nettement déficitaire).

Dans la continuité de l'automne/hiver 2012-2013, le début du printemps fut pluvieux, notamment sur le département de la Vienne. Les mois de juillet et août furent quant à eux plus secs, avec des cumuls de précipitations inférieurs aux normales saisonnières. Enfin le mois de septembre fut mitigé, avec une grande partie de la région excédentaire, mais le nord des Deux-Sèvres déficitaire.

De novembre 2012 à septembre 2013, les précipitations sont excédentaires (de 10 à 30 %) sur la quasi-globalité de la région. Seuls le nord-ouest des Deux-Sèvres, l'est de la Charente et le sud-ouest de la Vienne ont reçu une quantité d'eau conforme à la norme.

Les situations pluviométriques se sont alternées au cours de la période d'étiage 2013 : de faibles précipitations dans le sud de la région en avril ; puis de fortes pluies reçues en mai et juin ; un mois de juillet mitigé, précédant un déficit d'ensemble en août ; et le retour de pluies conséquentes en septembre. L'étiage 2013 a globalement été marqué par de forts niveaux de précipitations sur l'ensemble de la région et plus particulièrement sur le département de la Vienne.

Pluies efficaces

En terme de pluies efficaces [1], , les mois d'avril et de mai affichent des valeurs légèrement positives (sauf dans les Charentes en avril, le long du littoral en mai et le nord de la région pour les deux mois). Les pluies des mois suivants n'ont en revanche pas été efficaces, malgré les fortes pluies du mois de juin. Cette situation est cependant normale en cette saison (l'évapotranspiration étant très importante en été). Seul le mois de septembre affiche des valeurs largement positives.

Le cumul de pluies efficaces, de novembre 2012 à septembre 2013, est supérieur que celui de l'année précédente. Les cumuls 2012-2013 sont cependant plus importants au centre et au sud des Deux-Sèvres, autour de Poitiers et au nord-est de la Charente-Maritime, que sur le reste de la région.

Pour en savoir plus consultez le suivi hydrologique mensuel national de Météo France, disponible dans la rubrique Actualité.

Notes

[1] pluies efficaces  : elles sont égales à la différence entre les précipitations totales et l’évapotranspiration réelle et représentent la quantité d’eau fournie par les précipitations qui reste disponible, à la surface du sol. Cette eau est répartie, au niveau du sol, en deux fractions : l’écoulement superficiel et l’infiltration.

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