Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

La pluviométrie

Source : Météo France

Comparaisons historiques

Les précipitations moyennes en région Poitou-Charentes, sont légèrement supérieures à la moyenne nationale.

La région est marquée par des années hydrologiques [1] très variables ces dernières années. On notera les bilans pluviométriques exceptionnels de 1999 et 2005, respectivement excédentaire et déficitaire. Sur les dix dernières années, il semble se dégager des cycles de 3-4 ans alternant situation déficitaire et situation excédentaire.

On observe une certaine homogénéité générale des bilans hydriques de la région (si une station montre un bilan excédentaire par rapport à la normale, les autres aussi dans la majorité des cas). Il y a cependant certaines disparités au niveau des écarts à la normale.

Pour la période d'avril à septembre 2016, le niveau de précipitations est inférieur aux normales sur le Poitou-Charentes. Le bilan hydrique est déficitaire pour les 4 grandes stations pluviométriques, en particulier pour celle de La Rochelle dont le rapport à la normale est de - 123 mm et pour Niort avec - 125 mm. Pour la station de Poitiers il est de - 57,7 mm et pour Cognac - 30,9 mm.

A noter qu'en octobre 2016, les cumuls de pluies du 1er au 31 sont également très inférieurs aux moyennes saisonnières en particulier pour Niort (9% de la normale saisonnière) et La Rochelle (6%). Ils correspondent à 30% de la normale saisonnière à Poitiers-Biard et 49% à Cognac.

Les précipitations pendant la période d'étiage

Les cumuls de pluies

A l'échelle du Poitou-Charentes, une situation très contrastée est observée d'avril à octobre 2016. Le mois d'avril présente un déficit global par rapport aux moyennes de saison (jusqu’à 40% sur le centre du territoire). En mai, les cumuls pluviométriques affichent des excédents allant de 20 à 80%. En juin, les cumuls affichent des valeurs proches de la normale, avec de légers excédents ou déficits.
Par la suite, de juillet à octobre, les précipitations sont rares et les cumuls sont largement déficitaires en particulier pour les mois de juillet et d'octobre qui affichent des records :
- le mois de juillet le plus sec en Poitou-Charentes depuis 1959,
- le mois d'octobre le plus sec en depuis 1985 et classé au 6ième rang des mois d'octobre les plus secs depuis 1958 en Poitou-Charentes.

Cependant, au global, pour l'année hydrologique couvrant la période novembre 2015 - octobre 2016, les cumuls de pluie sont conformes à la normale ou déficitaires de 10% et jusqu'à 20% sur le littoral.

En effet, les excédents pluviométriques importants de janvier à mars, puis du mois de mai ont en partie comblé les déficits enregistrés les autres mois.

Les Pluies efficaces

Globalement les pluies n'ont pas été efficaces en Poitou-Charentes d’avril à octobre 2016 [2] en particulier en juin, juillet (les cumuls variaient entre -25 et -100 mm) et août en lien avec de très faibles précipitations couplées à des températures parfois élevées.
Pour les mois d'avril, mai, septembre et octobre, les pluies apparaissent moyennement efficaces variant entre -20 et 20 mm (jusqu'à 90 mm sur l'est de la Vienne en mai).

De novembre 2015 à octobre 2016, le cumul des pluies efficaces varie le plus souvent entre 200 et 350 mm, excepté sur le nord de la Vienne et des Deux-Sèvres où il se situe entre 100 et 150 mm. Sur le littoral, le cumul des pluies efficaces est de l'ordre de 150 à 175 mm.
Les conditions climatiques ont donc été globalement favorables à l'infiltration des eaux vers les nappes souterraines notamment pendant leur phase de recharge naturelle, à l'abord de la saison d'étiage 2016.

Pour en savoir plus …
Consultez le suivi hydrologique mensuel national de Météo France, disponible dans la rubrique Climat.

Notes

[1] années hydrologiques  : période de douze mois qui débute après le mois habituel des plus basses eaux, ou le mois à partir duquel les nappes commencent à se recharger, ici considérée de novembre à octobre.

[2] pluies efficaces  : elles sont égales à la différence entre les précipitations totales et l’évapotranspiration réelle et représentent la quantité d’eau fournie par les précipitations qui reste disponible, à la surface du sol. Cette eau est répartie, au niveau du sol, en deux fractions : l’écoulement superficiel et l’infiltration.

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