Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

La pluviométrie

Source : Météo France

Comparaisons historiques

Les précipitations moyennes en région Poitou-Charentes, sont légèrement supérieures à la moyenne nationale.

La région est marquée par des années hydrologiques [1] très variables ces dernières années. On notera les bilans pluviométriques exceptionnels de 1999 et 2005, respectivement excédentaire et déficitaire. Sur les dix dernières années, il semble se dégager des cycles de 3-4 ans alternant situation déficitaire et situation excédentaire.

On observe une certaine homogénéité générale des bilans hydriques de la région (si une station montre un bilan excédentaire par rapport à la normale, les autres aussi dans la majorité des cas). Il y a cependant certaines disparités au niveau des écarts à la normale.

Pour la période d'avril à octobre 2017, le niveau de précipitations est inférieur aux normales sur le Poitou-Charentes. Le bilan hydrique est déficitaire pour 4 grandes stations pluviométriques, en particulier pour celle de Niort dont le rapport à la normale est de -179 mm et pour La Rochelle avec -148 mm. Pour la station de Poitiers il est de -112 mm. Le rapport à la normale de la station de Cognac, est lui de -65,4mm.

A noter qu'en octobre 2017, les cumuls de pluies du 1er au 31 sont également très inférieurs aux moyennes saisonnières en particulier pour Niort (14% de la normale saisonnière), Cognac (18%) et La Rochelle (19%). Ils correspondent à 32% de la normale saisonnière à Poitiers-Biard. Il semble que l'année 2017, avec l'année 2016, se situe dans un nouveau cycle d'années déficitaires.

Les précipitations pendant la période d'étiage

Les cumuls de pluies

A l'échelle du Poitou-Charentes, une situation très contrastée est observée d'avril à octobre 2017. Le mois d'avril présente un déficit global par rapport aux moyennes de saison (jusqu'à 80% sur le Nord du territoire). En mai, les cumuls pluviométriques sont toujours déficitaires de 10 à 30%. En juin, les cumuls affichent des valeurs proches de la normale, avec de légers excédents ou déficits. Par la suite, de juillet à octobre, les précipitations sont rares et les cumuls sont largement déficitaires à l'exception du mois de septembre :
- le mois d'août fait partie des 15 mois d'août les plus secs en Poitou-Charentes depuis 1959,
- le mois d'octobre est le plus sec depuis 1985 et est classé au 7ième rang des mois d'octobre les plus secs depuis 1958 en Poitou-Charentes.

Au global, pour l'année hydrologique couvrant la période novembre 2016- octobre 2017, les cumuls de pluie sont déficitaires de 10% et jusqu'à 30% au Nord-Ouest de la zone. Cette saison hydrologique fait partie des 6 périodes les plus sèches depuis 1969 sur le bassin hydrologique. En effet, les excédents pluviométriques de juin et septembre n'ont pas suffi à combler les déficits enregistrés les autres mois.

Les Pluies efficaces

Globalement les pluies n'ont pas été efficaces en Poitou-Charentes d'avril à octobre 2017 [2] en particulier en avril (les cumuls variaient entre -30 et -60 mm), juillet et août, en lien avec de très faibles précipitations couplées à des températures parfois élevées.

Pour les mois de juin et septembre, les pluies apparaissent moyennement efficaces variant entre -20 et 50 mm (jusqu'à 70 mm sur le Sud-Ouest de la Charente-Maritime en juin).

De novembre 2016 à octobre 2017, le cumul des pluies efficaces varie le plus souvent entre 40 et 60 mm au Nord et augmente en allant vers le Sud atteignant 160 à 180 mm dans le Sud de la Charente Maritime.

Les conditions climatiques ont donc été globalement moyennement favorables à l'infiltration des eaux vers les nappes souterraines. Or, à l'abord de la période d'étiage 2017, les conditions climatiques avaient déjà été peu propices à leur recharge naturelle.

Pour en savoir plus …
Consultez le suivi hydrologique mensuel national de Météo France, disponible dans la rubrique Climat.

Notes

[1] années hydrologiques  : période de douze mois qui débute après le mois habituel des plus basses eaux, ou le mois à partir duquel les nappes commencent à se recharger, ici considérée de novembre à octobre.

[2] pluies efficaces  : elles sont égales à la différence entre les précipitations totales et l’évapotranspiration réelle et représentent la quantité d’eau fournie par les précipitations qui reste disponible, à la surface du sol. Cette eau est répartie, au niveau du sol, en deux fractions : l’écoulement superficiel et l’infiltration.

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