Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

La pluviométrie.

La pluviométrie.

Source : Météo France ; données fournies par la DREAL Poitou-Charentes

- Comparaisons historiques

Les précipitations moyennes en région Poitou-Charentes, sont légèrement supérieures à la moyenne nationale.

La région est marquée par des années hydrologiques très variables. On notera les bilans pluviométriques exceptionnels de 1999 et 2005, respectivement excédentaire et déficitaire. Sur les dix dernières années, il semble se dégager des cycles de 3-4 ans alternant situation déficitaire et situation excédentaire.

On observe une certaine homogénéité générale des bilans hydriques de la région (si une station montre un bilan excédentaire par rapport à la normale, les autres aussi dans la majorité des cas). Il y a cependant certaines disparités au niveau des écarts à la normale.

Pour la période d'avril à septembre 2012, le niveau de précipitations reste proche des normales sur les quatre grandes villes de la région, contrairement à l'année précédente. En effet, seul le bilan hydrique de la station de La Rochelle affiche un léger déficit, les trois autres stations (Cognac, Niort, et Poitiers) sont en léger excédent. La répartition des précipitations dans le temps n'a en revanche pas été homogène, le mois d'avril 2012 fut marqué par des niveaux de précipitations exceptionnels, battant de nombreux records de précipitations mensuelles sur 20 ans.

Pour en savoir plus, consultez les relevés pluviométriques quotidiens de Météo France, disponibles dans la rubrique « Climat en France ».

- Les précipitations pendant la période d'étiage 2012

La période d'étiage 2012 fut marquée par des disparités concernant le niveau de précipitations reçues, tant sur le plan géographique (juillet 2012 fut par exemple peu arrosé au sud de la Charente tandis qu'il a été très humide au nord des Deux-Sèvres), que sur le plan temporel (le mois d'avril fut nettement excédentaire à l'inverse du mois d'août, nettement déficitaire).

Sur la région, les situations excédentaires et déficitaires se sont ainsi alternées d'avril à septembre.

Après l'hiver sec, le début du printemps est marqué par des niveaux de précipitations record : la région a globalement reçu deux fois plus d'eau en avril 2012 que ce qu'il est habituellement observé à cette période. Le mois de mai est quant à lui déficitaire (excepté sur certains secteurs), à l'inverse du mois suivant. Après un mois de juillet proche des normales, août 2012 est marqué par de forts déficits sur toute la région et particulièrement sur la moitié Est. Septembre fut quant à lui mitigé, légèrement déficitaire dans l'ensemble.

Le cumul des précipitations de novembre 2011 à septembre 2012 est proche des normales sur pratiquement toute la région Poitou-Charentes. Seules la moitié sud-ouest de la Charente-Maritime et la région Niortaise affichent un léger déficit de l'ordre de 10 %.

Les situations pluviométriques se sont alternées au cours de la période d'étiage 2012, les pluies record d'avril ont permis d'améliorer les conditions jusque là très sèches en hiver, et d'éviter une situation critique pendant la période d'étiage.

En terme de pluies efficaces, le mois d'avril est largement excédentaire et affiche des valeurs extrêmes. Les pluies des mois suivants n'ont en revanche pas été efficaces, seul le mois de septembre affiche des valeurs positives. Au début de l'été, la faible infiltration des eaux et l'augmentation des prélèvements pour palier aux besoins des cultures ont ainsi dégradé (directement et indirectement) l'état quantitatif des réserves souterraines, qui n'avaient pu se reconstituer correctement qu'au printemps.

Au niveau des pluies efficaces, la situation de novembre 2011 à septembre 2012 est globalement équivalente à celle de l'année précédente. Les cumuls 2011-2012 sont cependant supérieurs au centre des Deux-Sèvres, autour de Poitiers et d'Angoulême ainsi qu'au Nord de la Charente et inférieurs à ceux de 2010-2011 sur la frange littorale.

Pluies efficaces : elles sont égales à la différence entre les précipitations totales et l'évapotranspiration réelle et représentent la quantité d’eau fournie par les précipitations qui reste disponible, à la surface du sol. Cette eau est répartie, au niveau du sol, en deux fractions : l'écoulement superficiel et l'infiltration.

Pour en savoir plus consultez le suivi hydrologique mensuel national de Météo France, disponible dans la rubrique Actualité.

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