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Le suivi et la protection des écosystèmes aquatiques

Comment évaluer la qualité des cours d’eau ? Quelles sont les espèces faunistiques et floristiques caractéristiques de ces écosystèmes ? Comment respecter les espèces protégées et les zones humides ?

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De par leur dégradation, les écosystèmes aquatiques doivent être suivis (par des indicateurs) et protégés grâce à différents outils juridiques.

Les outils d'évaluation de la qualité des cours d'eau
La faune et la flore indicateurs de qualité
Les espèces invasives
Respecter les espèces protégées et les zones humides

Les outils d'évaluation de la qualité des cours d'eau

Afin de suivre et de protéger les milieux aquatiques, des systèmes d'évaluation de la qualité (SEQ) ont été mis en place afin de juger la qualité des cours d'eau :

La qualité des cours d'eau est ainsi évaluée selon 3 volets :

  • volet « eau », le SEQ-Eau, pour évaluer la qualité physico-chimique de l'eau et son aptitude aux fonctions naturelles des milieux aquatiques et aux usages,
  • volet « milieu physique », le SEQ-Physique, pour évaluer la qualité hydrologique et morphologique des cours d'eau et le degré d'artificialisation du lit mineur, des berges et du lit majeur,
  • volet « biologique », le SEQ-Bio, pour évaluer la qualité biologique des cours d'eau avec l'état des écosystèmes grâce à des bio-indicateurs tels que l'Indice Biologique Global Normalisé (IBGN) ou l'Indice Poisson.

Ce système permet d'évaluer la qualité des cours d'eau selon ces trois volets, d'identifier les dégradations de la qualité de l'eau ou du milieu physique entraînant les déséquilibres biologiques et de déterminer les conséquences d'une dégradation de la qualité du cours d'eau sur les fonctions naturelles du cours d'eau et sur les usages anthropiques.

Les concentrations des différents paramètres mesurés pour étudier la qualité de l'eau sont confrontées à des limites de classes, qui sont converties en indices de qualité.
Ces indices permettent d'évaluer la qualité de l'eau pour un paramètre, une altération (en retenant l'indice le plus faible obtenu pour l'ensemble des paramètres de l'altération) ou un ensemble d'altérations (en retenant l'indice le plus faible obtenu pour l'ensemble des altérations considérées).

Pour en savoir plus consulter les sites :

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La faune et la flore indicateurs de qualité

La présence de telle ou telle espèce végétale ou animale dans un cours d'eau peut déterminer la qualité de ce milieu aquatique. Il s'agit d'un indicateur biologique qui est, par définition, une espèce végétale ou animale ou groupe d'espèces (groupe éco-sociologique) dont la présence renseigne sur certaines caractéristiques physico-chimiques ou biologiques de l'environnement ou sur l'incidence de certaines pratiques.
Ces organismes indicateurs dévoilent certaines propriétés de l'écosystème (pH, concentration de substances toxiques....). Leur disparition ou leur multiplication peut indiquer une variation des paramètres de l'environnement.
Par exemple il est intéressant d'étudier les plantes des berges. En effet, ces plantes sont révélatrices de la stabilité du niveau d'eau qui est nécessaire à leur développement.

L'étude des indicateurs biologiques permet ainsi d'analyser les différents degrés de dégradation (physiques, chimiques ou organiques) du milieu aquatique.

Plusieurs techniques sont régulièrement utilisées afin de surveiller la qualité fonctionnelle des milieux aquatiques :

  • L'Indice Biologique Global Normalisé (I.B.G.N) basé sur l'étude des peuplements d'invertébrés et renseignant de la qualité des cours d'eau, du lit et des berges,
  • L'Indice Biologique Diatomées (I.B.D) basé sur l'analyse des peuplements des diatomées benthiques,
  • L'Indice Poissons Rivières (I.P.R), basé sur l'étude des peuplements de poissons et informant de la qualité de l'eau et de l'habitat,
  • L'étude des macrophytes aquatiques.
Pour en savoir plus consulter les sites :

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Les espèces invasives

Les espèces invasives sont une menace pour l'équilibre des hydrosystèmes.

L'UICN (International Union for the Conservation of Nature) définit comme invasive (ou envahissante) « une espèce qui, s'étant établie dans un nouveau domaine géographique (écosystème ou habitat naturel ou semi-naturel), y est un agent de perturbation et nuit à la diversité biologique ». Ces espèces ont un fort potentiel reproducteur, et colonisent ainsi de manière incontrôlée un territoire, perturbant la composition et le fonctionnement des écosystèmes et les usages liés à ces milieux.
Elles entrent en compétition avec les espèces locales et peuvent concurrencer les espèces rares, protégées ou à forte valeur patrimoniale.

Il est alors indispensable de surveiller et limiter l'introduction des espèces invasives pour protéger les milieux aquatiques.

Les espèces invasives présentes en Poitou-Charentes :

  • espèces végétales aquatiques comme par exemple les jussies (Jussie à grandes fleurs (Ludwigia grandiflora)
    et la Jussie (Ludwigia peploides),
    le myriophylle du Brésil (Myriophyllum brasiliense),
    Lagarosiphon, Egéria,

Jussie (Ludwigia)

  • espèces végétales de rives comme par exemple Baccharis, et la renouée du Japon (Reynoutria japonica).
  • espèces animales invasives : le ragondin (Myocastor coypus), le rat musqué (Ondatra zibethicus), l’écrevisse américaine (Orconectes limosus) la tortue de Floride (Trachemys scripta elegans), le Poisson chat (Ictalurus melas).
Pour en savoir plus sur les espèces invasives en Poitou-Charentes, consultez les sites :

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Respecter les espèces protégées et les zones humides

Plusieurs outils juridiques de protection et de gestion ont été mis en place afin de protéger les écosystèmes aquatiques. Ces mesures ont été décidées au niveau international (convention de Ramsar...), européen (Directive Cadre sur l'Eau, directive « Habitats » prévoyant la création de Zones Spéciales de Conservation, directive « Oiseaux » prévoyant la création de Zones de protection spéciale...) ou national (loi sur l'eau, arrêtés préfectoraux de protection de biotope, réserves naturelles, sites inscrits ou classés, parcs nationaux, ...).
Par ailleurs, selon la loi sur l'eau du 3 janvier 1992, des outils de planification et de gestion de la ressource en eau respectueux de l'équilibre écologique des milieux naturels ont été mis en place au niveau national :

  • les schémas directeurs d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) à l'échelle des bassins,
  • les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) par unité hydrographique cohérente. En Poitou-Charentes, deux SDAGE et douze SAGE sont appliqués (ou en émergence ou en élaboration). Il s'agit des :
  • SDAGE Adour Garonne et SDAGE Loire Bretagne
  • SAGE du Clain, de la Boutonne, de la Charente, de la Vendée, de la Sèvre Niortaise et du Marais Poitevin, de l'Estuaire de la Gironde et des Milieux associés, du Layon, du Lys et de l'Aubance, le SAGE de la Sèvre Nantaise, de la Vienne, du Thouet, de la Seudre et le SAGE de l'Isle Dronne.
Pour en savoir plus consulter les sites :

Plus spécifiquement en Poitou-Charentes

Consultez le site :

De la Réserve Naturelle du Pinail : La réglementation de la réserve naturelle du Pinail.

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