Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Les précipitations au cours de l’étiage

(Source : Météo France ; données fournies par la DREAL Poitou-Charentes)

Comparaisons historiques
Les précipitations pendant la période d'étiage 2011

Comparaisons historiques.

Les précipitations moyennes en région Poitou-Charentes, de 838 mm/an, sont légèrement supérieures à la moyenne nationale (800 mm/an). Cependant, la capacité des sols à retenir l'eau en région Poitou-Charentes est faible. (Source : Météo France).

La région est marquée par des années hydrologiques très variables. On notera les bilans pluviométriques exceptionnels de 1999 et 2005, respectivement excédentaire et déficitaire. Sur les dix dernières années, il semble se dégager des cycles de 3-4 ans alternant situation déficitaire et situation excédentaire.

On observe une certaine homogénéité générale des bilans hydriques de la région (si une station montre un bilan excédentaire par rapport à la normale, les autres aussi dans la majorité des cas). Il y a cependant certaines disparités au niveau des écarts à la normale.

Pour la période d'avril à septembre 2011, le niveau de précipitations est globalement inférieur aux normales sur la région et comparable à celui de 2010. En effet, le bilan hydrique est nettement déficitaire sur les stations de Cognac, Niort et La Rochelle et légèrement en dessous des normales à Poitiers.

Les précipitations pendant la période d'étiage 2011

Excepté pour le mois de juin où subsiste des disparités géographiques, les situations de déficit ou d'excédent par rapport à la normale sont globalement homogènes sur la région Poitou-Charentes d'avril à septembre 2011.

Les précipitations sont nettement déficitaires en avril et en mai puis en septembre où le déficit est néanmoins moins prononcé. Juillet et août sont marqués par de fortes pluies. Au mois de juin, les pluies sont globalement excédentaires pour la Vienne et les Deux-Sèvres, normales en Charente-Maritime et déficitaires en Charente.

Le cumul des précipitations de novembre 2010 à septembre 2011 est déficitaire sur pratiquement toute la région Poitou-Charentes. Le déficit est plus important sur le sud-est de la Charente, tandis que le centre de la région, l'est de la Vienne et le nord-est des Deux-Sèvres se rapprochent des normales.

Au cours de la période d'étiage 2011, les pluies soutenues de l'été ont succédé aux situations de fort déficit pluviométrique du printemps, après un mois de juin transitoire et hétérogène. Ces précipitations abondantes ont permis d'atténuer la situation extrêmement déficitaire depuis le début de l'année. Le mois de septembre est cependant marqué par un nouveau déficit régional.

En terme de pluies efficaces1, le mois d'avril est largement déficitaire (tout comme celui de mars) et affiche des valeurs extrêmes. La faible infiltration des eaux et l'augmentation des prélèvements pour palier les besoins des cultures ont ainsi accentué (directement et indirectement) le mauvais état quantitatif des réserves souterraines, qui n'avaient pas pu se reconstituer correctement en hiver. A l'image des niveaux pluviométriques, la situation s'est par la suite progressivement améliorée au cours de l'été. Les pluies efficaces sont cependant négatives localement en août (au nord des Deux-Sèvres et au sud-ouest de la Charente-Maritime) et globalement en septembre.

Au niveau des pluies efficaces, la situation de novembre 2010 à septembre 2011 est néanmoins plus favorable pour l'ensemble de la région comparée à l'année précédente (d'octobre 2009 à septembre 2010).

Consulter les graphiques plus détaillés des stations de référence, sur le site de l’Observatoire Régional de l’Environnement.

Pour en savoir plus consultez le suivi hydrologique mensuel national de Météo France, disponible dans la rubrique Climat > Bilans climatiques : http://climat.meteofrance.com/chgt_climat2/bilans_climatiques

P.-S.

1 Pluies efficaces : elles sont égales à la différence entre les précipitations totales et l'évapotranspiration réelle et représentent la quantité d’eau fournie par les précipitations qui reste disponible, à la surface du sol. Cette eau est répartie, au niveau du sol, en deux fractions : l'écoulement superficiel et l'infiltration.

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