L’énergie hydraulique est une énergie renouvelable et elle produit peu de déchets ou de produits toxiques. Au cours des deux dernières décennies, la transformation des modes de production de l’énergie et les efforts visant à maîtriser l’utilisation d’énergie, ont réduit les émissions de polluants atmosphériques (SO2, CO2, …).
Les ouvrages destinés à tirer parti de l’énergie des eaux du domaine public fluvial sont soumis à la législation relative à l’utilisation de l’énergie hydraulique. Nul ne peut disposer de l’énergie des marées, des lacs et des cours d’eau, quel que soit leur classement, sans une concession, ou une autorisation de l’Etat.
Actuellement, les barrages de la Vienne font l’objet d’une procédure d’instruction du renouvellement des concessions hydroélectriques et d’une visite réglementaire de sécurité. Il faut un contrôle de leur construction dans les cours d’eau présentant une valeur écologique, un relèvement du débit réservé et construire des échelles à poissons.
La centrale de Civaux effectue ses rejets dans la Vienne, dont le débit est assez irrégulier (faible en été, crues potentielles en hiver). La température des rejets, imposée par des normes, ne doit pas dépasser 25°C, et la différence de température entre l’aval et l’amont du site ne doit pas excéder 2°C. Un arrêté préfectoral impose un débit minimum de 30 m3/s pour effectuer des rejets chimiques occasionnels (chloration et traitement chimiques liés au nettoyage des circuits). A l’inverse, lors de crue, il n’est pas possible d’effectuer des rejets. Les rejets chimiques sont liés au fonctionnement de chaîne de déminéralisation qui « nettoient » l’eau de la Vienne, pour la rendre utilisable dans les circuits de la centrale.
Dans une centrale nucléaire, l’eau qui a permis de refroidir la vapeur en sortie de turbine est encore à 30°C. Cette eau est alors envoyée à l’aéroréfrigérant, à l’intérieur duquel elle perd une douzaine de degrés, dans le courant d’air naturel créé par une gigantesque cheminée. A Civaux, ces aéroréfrigérants s’élèvent à 180 mètres.
Le circuit SEC présent dans les centrales nucléaires, est un circuit de secours, qui est utilisé pour refroidir des éléments importants (auxiliaires nucléaires) concernant la sûreté de l’installation, et qui permet d’assurer, avec une autonomie de dix jours, le refroidissement des réacteurs en cas d’obstruction de la prise d’eau en Vienne.
Une série de barrages situés en amont de Civaux, sur la Vienne, le Taurion, la Maulde et le lac de Vassivière, assurent un débit minimum (10m3/s) constant pendant les périodes d’étiage de la Vienne.