Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Littoral

(Extraits du bilan L’eau et ses usages en Poitou-Charentes)

Le littoral est l’aire géographique où l’influence de la mer se fait sentir à l’intérieur des terres. A la différence du milieu continental où les eaux circulent d’amont en aval, la marée entraîne en milieu littoral une circulation des eaux aussi bien de l’amont vers l’aval que l’inverse. Le bassin recevant est l’aire soumise à ces apports marins et terrestres.

La côte a été modifiée par des cordons dunaires et des polders aménagés dès le XVIIIème siècle de part et d’autres des estuaires : marais charentais et poitevin. Elle abrite environ 500 km de bouchots, 2 800 ha de parcs sur le domaine public de Marennes-Oléron et 3 000 ha de bassins en retrait, où sont affinées certaines catégories d’huîtres. Les marais salants, qui couvraient 4 000 ha en Charente-Maritime au début du siècle, sont aujourd’hui abandonnés. Les zones basses et abritées de l’estuaire la Seudre et d’Oléron sont consacrés à l’ostréiculture.

Les eaux littorales, qui bordent la Charente-Maritime et les îles de Ré, d’Oléron, d’Aix et de Madame, représentent une façade de 440 km (soit 6% du littoral français). Trois pertuis, zones abritées délimitées par les îles et par le continent, correspondent à des mers « intérieures » :
-  le pertuis breton est un détroit entre l’île de Ré, le littoral Vendéen et le continent (de l’Anse de l’Aiguillon à La Rochelle), représentant une mer intérieure de 360 km²,
- le pertuis d’Antioche , limité par le sud-ouest de l’île de Ré, le nord-est de l’île d’Oléron et le continent (de La Rochelle à la pointe de la Fumée à Fouras) représente une mer intérieure de 350 km²,
- le pertuis de Maumusson , passage étroit entre l’île d’Oléron et le continent, correspond au bassin de Marennes-Oléron et représente une mer intérieure de 260 km².

Les pertuis Charentais favorisent une bonne diversité et abondance du phytoplancton grâce aux apports des fleuves qui s'y jettent (Lay, Sèvre Niortaise, Charente, ainsi que des intrusions de la Gironde). Cela permet le développement de nombreuses espèces exploitées (pêche ou conchyliculture).
Les pertuis sont peu concernés par des contaminations de coquillages dues à des développements d'espèces toxiques (épisodes rares et brefs). (source : Site de l’IFREMER )

Une autre partie de la ressource en eau du littoral (11% de sa surface) est présente sous forme de zones humides.

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