Les écosystèmes aquatiques sont complexes et leur spécificité est importante pour la biodiversité.
Le fonctionnement des écosystèmes aquatiques
Importance des caractéristiques du milieu pour les espèces
Les différents écosystèmes aquatiques
Un écosystème est défini comme un système biologique formé par deux éléments en interaction l’un avec l’autre : la biocénose et le biotope.
Tout écosystème présente un flux de matière et d’énergie transféré des producteurs aux consommateurs. Un troisième groupe, les décomposeurs, minéralisent la matière organique qui est remise à disposition du vivant.
Ce flux de matière transite ainsi de maillons en maillons des chaînes alimentaires formant un réseau trophique.
Les espèces faunistiques et floristiques vivent en interdépendance entre elles et dépendent des caractéristiques physiques du milieu (Température, débit, pente, nature du sol, occupation de l’espace). Cas des espèces animales nécessitant une variation de leur habitat selon la période de leur cycle de vie.
Un écosystème aquatique est un ensemble d’organismes qui agissent réciproquement. Ils dépendent les uns des autres et de leur milieu.
Les êtres vivants se répartissent ainsi différemment selon les caractéristiques de la ressource (température, luminosité, débit, pente, nature du sol…).
La végétation des milieux aquatiques est très diversifiée et riche. Elle est composée de :
De plus les plantes jouent différents rôles sur les milieux aquatiques :
Un réseau de relations complexes entre les facteurs biologiques et physiques instaure un équilibre dynamique fragile et détermine l’espace de vie des espèces.
La vitalité de la zone aquatique dépend de la complexité de ce réseau où chaque être vivant trouve sa place et où chacun a besoin d’autrui pour se nourrir, respirer, s’abriter et se reproduire.
Des espèces dépendent de paramètres physiques différents selon leur cycle de vie.
Certains poissons migrateurs utilisent ainsi à la fois les eaux douces et les eaux marines pour accomplir leur cycle vital.
Certains d’entre eux se reproduisent en mer et grandissent en rivières ; ce sont les espèces thalassotoques (cas de l’anguille européenne (Anguilla anguilla)). Et d’autres se reproduisent en rivières et grandissent en mer ; ce sont les espèces potamotoques (cas du saumon atlantique (Salmo salar)).
De l’Institution Interdépartementale du Fleuve Charente et de ses Affluents, qui a réalisé une étude sur les potentialités piscicoles des bassins de la Charente et de la Seudre pour les poissons migrateurs (Document PDF : 2,14Mo).
Les eaux continentales superficielles se répartissent en deux grands ensembles : les eaux stagnantes et les eaux courantes.
Les eaux stagnantes sont classées selon leur taille et leur profondeur :
Les conditions de vie dans les eaux stagnantes sont surtout dépendantes de la topographie, de l’éclairage, de la température, de la teneur en substances nutritives et en oxygène.
Les eaux courantes présentent deux caractéristiques fondamentales :
Au sein d’un même cours d’eau, il existe un gradient structural et fonctionnel : le cours supérieur est caractérisé par des pentes fortes, et une granulométrie grossière ; lorsque localement la pente diminue, le tressage apparaît.
Dans le cours inférieur, les pentes sont plus faibles et la granulométrie plus fine ; lorsque localement la pente diminue, le méandrage apparaît.
Le cours moyen présente des caractéristiques intermédiaires entre ces deux extrêmes.
De manière plus générale, pour connaître la diversité géographique et l’intérêt écologique des zones humides, consultez la plaquette « Agir pour les zones humides » réalisée par le Ministère de l’Environnement.
Et pour en savoir plus sur les types et les fonctionnements des écosystèmes aquatiques.