Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Pluviométrie

- Consultez les données actuelles de pluviométrie sur 4 stations de la région : Poitiers-Biard, Niort, La Rochelle et Cognac ; ou encore sur Météo France

- Comprendre les notions d’évapotranspiration, de recharge des nappes et de pluies efficaces : consulter le diaporama sur le cycle de l’eau

Le climat de la région

(Extraits du bilan L’eau et ses usages en Poitou-Charentes)

L’ouverture de la région Poitou-Charentes sur la façade atlantique laisse largement pénétrer les influences océaniques :

- la côte bénéficiant d’un climat océanique

  • hivers doux (en moyenne 6,5 °C à La Rochelle), printemps et automne cléments, chaleurs estivales tempérées par la brise de mer (une moyenne de 19°C à La Rochelle)
  • printemps et été relativement secs (minimum des pluies en juillet), automne et hiver plus arrosés (maximum des pluies en novembre)
  • ensoleillement exceptionnel, de l’ordre de 2 200 heures (2ème région de France pour l’ensoleillement).

- l’intérieur des terres bénéficiant d’un climat océanique plus ou moins dégradé

  • les hivers sont plus rigoureux que sur la frange côtière, et les étés plus chauds, le mois de janvier est le plus froid, et le mois de juillet le plus chaud
  • l’amplitude thermique entre le mois le plus froid et le mois le plus chaud est d’autant plus réduite que l’on se rapproche de l’océan
  • les précipitations s’échelonnent entre 630 et 1 050 mm. La partie nord-est du Poitou-Charentes est la région la moins arrosée. Les pluies sont légèrement plus importantes en Charente (840 mm). La partie ouest des Deux-Sèvres, séparée de la Vendée par les hauteurs des Gâtines, bénéficie de précipitations abondantes (environ 900 mm).

La pluviométrie

(Extraits du bilan L’eau et ses usages en Poitou-Charentes)

Sur la période de 1986 à 1995, les précipitations ont apporté à la région Poitou-Charentes 23,4 milliards de mètres cubes d’eau. Après évaporation (sol et végétaux), seuls 9 milliards de mètres cubes, soit à peine 40%, sont disponibles pour alimenter les réserves en eau des sols, des nappes et des rivières.

Les précipitations moyennes [1] en région Poitou-Charentes, de 838 mm/an, sont légèrement supérieures à la moyenne nationale (800 mm/an). Le déficit hydrique [2] est régulier en période estivale (de mars à septembre), ce qui est d’autant plus gênant que la capacité des sols à retenir l’eau en région Poitou-Charentes est faible.

Les caractéristiques climatiques de la région Poitou-Charentes sur la décennie de 1986 à 2011 ont été :

- l’irrégularité des précipitations annuelles,
- la sévérité de la sécheresse qui a marqué la France de la fin de l’année 1988 au printemps 1992,
- pour les trois années 1989, 1990 et 1991, le déficit pluviométrique total sur la région, de 410 mm, soit 10,5 milliards de m3 en trois ans,
- de 1993 à 1998, la région Poitou Charentes est marquée par une succession d'année hydrologique stable et légèrement sous la moyenne (inférieur à 800 mm),
- de 1999 à 2001, la situation pluviométrique est très favorable (maximum de 1 000 mm en 2000),
- les quatre années suivantes sont marquées par une situation pluviométrique de plus en plus sèche marquée par des épisodes critiques tels que :

  • 2003 qui se présentait comme une longue sécheresse de printemps et d'été (mars à août)
  • Juin 2004 fut sujet à une sécheresse.
  • 2005 est l'année la plus sèche avec environ 500 mm sur la région Poitou Charentes : le déficit pluviométrique a débuté en hiver et s'est poursuivi au printemps et en été (l'année 2005 est plus sèche que 1976 en Poitou-Charentes).

- 2006, 2007 et 2008 sont caractérisées par une situation pluviométrique proche de la normale.
- 2009, 2010 et 2011 retrouvent une situation sous la moyenne ; le déficit s'accentuant chaque année.

Ainsi, la région Poitou-Charentes est marquée par des années hydrologiques [3] très variables.

Pour accéder aux fiches pluviométriques par département

Pour en savoir plus :

Notes

[1] Une année pluviométrique moyenne est constituée d’une succession d’années marquées par de fortes disparités de la pluviométrie.

[2] Le déficit hydrique est la différence cumulée entre l’évapotranspiration potentielle (évaporation du sol et transpiration de la végétation) et les précipitations pendant une période où ces dernières sont inférieures à la première.

[3] Les années hydrologiques sont des périodes de 12 mois, qui débutent après le mois de plus basses eaux. En général dans les régions françaises, elles débutent en septembre.

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