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Comprendre les notions d’évapotranspiration, de recharge des nappes et de pluies efficaces : consulter le diaporama sur le cycle de l’eau
(Extraits du bilan L’eau et ses usages en Poitou-Charentes)
L’ouverture de la région Poitou-Charentes sur la façade atlantique laisse largement pénétrer les influences océaniques :
la côte bénéficiant d’un climat océanique
l’intérieur des terres bénéficiant d’un climat océanique plus ou moins dégradé
(Extraits du bilan L’eau et ses usages en Poitou-Charentes)
Sur la période de 1986 à 1995, les précipitations ont apporté à la région Poitou-Charentes 23,4 milliards de mètres cubes d’eau. Après évaporation (sol et végétaux), seuls 9 milliards de mètres cubes, soit à peine 40%, sont disponibles pour alimenter les réserves en eau des sols, des nappes et des rivières.
Les précipitations moyennes [1] en région Poitou-Charentes, de 838 mm/an, sont légèrement supérieures à la moyenne nationale (800 mm/an). Le déficit hydrique [2] est régulier en période estivale (de mars à septembre), ce qui est d’autant plus gênant que la capacité des sols à retenir l’eau en région Poitou-Charentes est faible.
Les caractéristiques climatiques de la région Poitou-Charentes sur la décennie de 1986 à 2009 ont été :
l’irrégularité des précipitations annuelles,
la sévérité de la sécheresse qui a marqué la France de la fin de l’année 1988 au printemps 1992,
pour les trois années 1989, 1990 et 1991, le déficit pluviométrique total sur la région, de 410 mm, soit 10,5 milliards de m3 en trois ans,
de 1993 à 1998, la région Poitou Charentes est marquée par une succession d’année hydrologique stable et légèrement sous la moyenne (inférieur à 800 mm),
de 1999 à 2001, la situation pluviométrique est très favorable (maximum de 1 000 mm en 2000),
les quatre années suivantes sont marquées par une situation pluviométrique de plus en plus sèche marquée par des épisodes critiques tels que :
2006, 2007 et 2008 sont caractérisées par une situation pluviométrique proche de la normale.
2009 retrouve une situation sous la moyenne.
Ainsi, la région Poitou-Charentes est marquée par des années hydrologiques [3] très variables.
[1] Une année pluviométrique moyenne est constituée d’une succession d’années marquées par de fortes disparités de la pluviométrie.
[2] Le déficit hydrique est la différence cumulée entre l’évapotranspiration potentielle (évaporation du sol et transpiration de la végétation) et les précipitations pendant une période où ces dernières sont inférieures à la première.
[3] Les années hydrologiques sont des périodes de 12 mois, qui débutent après le mois de plus basses eaux. En général dans les régions françaises, elles débutent en septembre.