Eau en Poitou-Charentes : RPDE

     

Rendement du réseau de distribution d’eau potable

Rapport thématique Eau 2002 Eléments extraits du rapport "Qualité des ressources en eau et production d'eau potable : la situation en Poitou-Charentes", réalisé en 2002 par le Comité Régional de l'Environnement (CRE), dans le cadre des Secondes Assises de l'Eau de Poitou-Charentes.

Le rendement (primaire) du réseau correspond au rapport entre deux volumes : le volume livré (comptabilisé au niveau des compteurs des particuliers) sur le volume mis en distribution. Il est de 72% en moyenne en France (métropole). Il varie fortement en fonction de la longueur du réseau : très faible pour les communes de moins de 400 habitants, il dépasse 80% en moyenne pour les villes de plus de 20 000 habitants.

L’estimation de ce rendement permet d’apprécier la qualité du réseau, son bon fonctionnement, et l’efficacité de la distribution. Il est en effet en partie lié à la perte d’eau sur le réseau.

Les collectivités estiment les fuites en réseau à un peu plus d’un milliard de m3. La différence entre les volumes mis en distribution et les volumes facturés est de 1,6 milliards de m3, soit 28% de l’ensemble distribué. Souvent, une sous-estimation des pertes est admise, mais cet écart provient aussi des quantités consommées sans comptage et non facturées, comme celles utilisées pour la lutte contre les incendies, les eaux de lavage du domaine public, etc..

En moyenne, la gestion privée obtient de meilleurs rendements (+6,5%) que la gestion publique, ce qui s’explique en partie par une plus forte présence de la gestion privée dans les grandes villes. L’intercommunalité améliore généralement le rendement pour les communes de 400 à 10 000 habitants.

Cependant, si un réseau rural alimentant peu d’abonnés peut se satisfaire d’un rendement de 55%, un indice de 80% pour un réseau urbain desservant une population dense peut être considéré comme mauvais.

C’est pourquoi l’indice linéaire de perte est un indicateur plus pertinent : il traduit le volume des pertes en fonction de la longueur de la canalisation, c’est à dire l’écart constaté entre le volume distribué et le volume facturé rapporté à la longueur du réseau En ville, un indice de 300 à 500 l/h/km est considéré comme correct. En zone pavillonnaire, il doit être de 100 à 300 l/h/km, et en zone rurale de 50 à 100 l/h/km (en effet, les distances à parcourir sont plus grandes).

La gravité des fuites ne dépend pas seulement du débit, mais aussi de leur durée. Une fuite d’une journée peut être moins gênante qu’une perte régulière.

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