Pour mieux connaître les richesses et la diversité des rivières et zones humides de la région Poitou-Charentes.
SOMMAIRE
Aménagement des cours d’eau
Les cours d’eau sont des milieux dynamiques évoluant perpétuellement en fonction des caractéristiques physiques et saisonnières.
La qualité de vie d’un cours d’eau dépend de nombreux facteurs tels que la vitesse du courant, la sinuosité du lit, le débit, la qualité de la ripisylve, le taux d’oxygène dissous….
Ces facteurs peuvent être dégradés ou modifiés, c’est pourquoi les cours d’eau doivent être entretenus ou aménagés afin de maintenir ses différentes fonctionnalités liées à différents usages et de restaurer leur bon état écologique.
La qualité des cours d’eau dépend de différents facteurs qui peuvent être modifiés et dégradés. Ils permettent de dresser un diagnostic du cours d’eau pour évaluer le besoin ou non d’aménagement.
Les principaux facteurs physico-chimiques déterminant l’état des cours d’eau sont les suivants :
Les facteurs hydromorphologiques représentent les facteurs morphologiques et dynamiques (évolution des profils en long et en travers). Sont alors étudiés :
(Source : F. Hervochon, P.M Chapon, JC Leclainche, P. Gilbert, L. Vienne, T. Vigneron, R. Leroy. Du concept de "bon état écologique" de la Directive Cadre sur l’Eau à l’application dans les opérations de restauration et d’entretien de rivières". Adaptation de la méthode du réseau d’Evaluation des Habitats (REH) à l’étude préalable au Contrat de Restauration et d4entretien (CRE) de la rivière l’Arz dans le Morbihan. (TSM numéro 10-2006-101 ième année).
Des facteurs biologiques sont également utilisés pour déterminer la qualité d’un cours d’eau sont également utilisés.
Pour connaître les indicateurs biologiques consulter : la faune et la flore indicateurs de qualité
Les différents aménagements visent donc à satisfaire :
Sans intervention de l’Homme, la richesse des cours d’eau disparait. En effet, les lits des cours d’eau s’encombrent de divers détritus et les berges sont envahies par la végétation. L’envasement prend alors le dessus, les capacités d’écoulement sont réduites et les risques d’inondation augmentent. La qualité écologique diminue, les cours d’eau sont alors moins diversifiés en terme d’espèces (animales et végétales).
Les différents travaux visent donc à :
Toute intervention doit être précédée d’un diagnostic de l’état initial et global du cours d’eau (de l’amont et de l’aval) ce qui permet de mieux cibler les différents objectifs des interventions.
Ensuite, l’impact de ces dernières doit être mesuré.
Enfin, une évaluation et un suivi des travaux doivent être réalisés.
Toute intervention doit donc être raisonnée et planifiée.
Trois types d’intervention sont utilisés :
Citons quelques méthodes pour entretenir le lit d’un cours d’eau
Pour en savoir plus consulter le Manuel de restauration hydromorphologique des cours d’eau de l’Agence de l’Eau Seine Normandie (document PDF de 4.3 Mo)
Les opérations d’entretien des cours d’eau concernent particulièrement celui des ripisylves et des berges.
La ripisylve est une formation végétale composée de trois strates :
La ripisylve a de nombreux rôles quant à la préservation de la qualité des cours d’eau :
Les berges sont des écotones. Elles constituent une zone de transition entre l’écosystème aquatique et forestier (qui est la ripisylve). Elles abritent des espèces de milieux aquatiques et de rive (par exemple, la musaraigne aquatique (Neomys fodiens), le martin pêcheur (Alcedo atthis), le cincle plongeur (Cinclus cinclus) et bien d’autres…).
Si les berges doivent être restaurées, leur artificialisation (en béton par exemple) n’est pas conseillée. Elles perdent alors leur potentiel de corridor écologique, ne permettent plus les échanges entre le sol et le cours d’eau. De plus, il arrive que les espèces telles que les amphibiens ne puissent pas remonter sur la berge par manque de support.
Des techniques de génie végétal sont alors utilisées.
Ces techniques consolident les berges avec des végétaux vivants. Leur système racinaire permet de stabiliser les berges et de les protéger du courant et de l’érosion.
Différents facteurs physiques et botaniques sont à prendre en compte pour les plantations comme par exemple :
La Directive Cadre sur l’eau fait apparaitre comme obligation le rétablissement de la continuité écologique sur les cours d’eau classés "à grands migrateurs" et ceux qui pourraient le devenir.
Le saumon, l’alose, la lamproie, la truite, l’anguille, qui sont des poissons migrateurs, sont très sensibles à la qualité de l’habitat et en particulier pour se reproduire.
Pour en savoir plus consultez la rubrique vie aquatique : Importance des caractéristiques du milieu pour les espèces.
Différents aménagements sont donc nécessaires afin d’augmenter la capacité d’accueil du milieu pour les poissons :
Les barrages doivent également être aménagés afin que les poissons puissent les franchir en remontant la rivière.
Il ne faut pas oublier les aménagements complémentaires afin de lutter contre les espèces exotiques envahissantes qui perturbent les hydrosystèmes et ont un impact important sur la biodiversité indigène.
Pour en savoir plus, consultez la rubrique "suivi et protection des milieux aquatiques" : les espèces invasives
Afin d’améliorer la qualité des écosystèmes aquatiques et de diversifier les habitats certaines règles sont à respecter :
Les techniciens médiateurs de rivières, animé par le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (C.P.I.E.) Val de Gartempe ont différentes missions :
Pour en savoir plus consulter leur site internet : Techniciens médiateurs de Rivières
Pour connaitre les différents acteurs de l’eau ouvrant en Poitou-Charentes Consultez la rubrique "acteurs de l’eau".