La biodiversité correspond à la variabilité des organismes vivants, de toutes origines et à tous les échelons. C’est la diversité vivante de tous les écosystèmes, de toutes les espèces et à l’intérieur des espèces au niveau génétique. (Sommet de la Terre, Rio de Janeiro, 1992)
Les espèces qui contribuent au peuplement entretiennent d’étroites relations, telles la prédation, le parasitisme, … Ce réseau dense de vie est parallèlement lié au monde terrestre avec lequel il effectue toutes sortes d’échanges.
La biodiversité, caractéristique de la richesse spécifique d’un site, peut être utilisée comme indicateur de son bon fonctionnement. Gérer cette biodiversité permet à la fois de préserver ce patrimoine et ses usages à venir.
La connaissance actuelle des richesses floristiques et faunistiques, notamment piscicoles, de nombreux cours d’eau (et milieux aquatiques), est encore incomplète.
La distribution de la flore sur le terrain varie suivant la profondeur et le balancement des eaux, la nature sédimentaire du fond, la richesse des eaux en éléments nutritifs, la vitesse du courant, l’éclairement ou l’exposition au vent,…
En complément de la liste nationale des espèces végétales protégées [1], publiée en 1982, la région Poitou-Charentes a publié en 1988 une liste de 133 espèces protégées au plan régional.
En zones humides, voici quelques espèces caractéristiques des marais de Poitou-Charentes : la renoncule à feuille d’ophioglose, l’iris maritime, l’orchis des marais, l’orchis parfumé, l’iris de Sibérie, le trèfle de Micheli, la Laiche filiforme, le scorzonère humble, l’angélique des estuaires, l’ache aquatique, le callitriche tronqué, la cardamine à petites fleurs, le ceraiste douteux, le cirse bulbeux, l’œnanthe de Foucaud, le salicaire à deux bractées, l’euphorbe des marais, le jonc strié et le jonc de Girard.
La faune rencontrée au niveau des zones humides comprend des invertébrés, des poissons, des amphibiens, des oiseaux, des mammifères, …
La région Poitou-Charentes n’a pas publié de liste d’espèces faunistiques protégées au niveau régional, complémentaire à la liste nationale. Cependant elle compte un nombre important d’espèces en voie de disparition, vulnérables ou rares, dont :
Il faut signaler que le ragondin ou le rat musqué, espèces introduites accidentellement et dont les populations sont très abondantes, peuvent entraîner la dégradation des digues et des berges des cours d’eau, de l’habitat d’autres espèces et plus généralement, une altération du fonctionnement biologique des milieux aquatiques.
D’autres espèces en zones humides peuvent être considérées comme caractéristiques de Poitou-Charentes, il s’agit de certains mammifères (la musaraigne aquatique, le campagnol amphibie), de certains reptiles (la cistude d’Europe), de certains amphibiens (le pélobate cultripède, le pélodyte ponctué), de certains oiseaux (le héron pourpré, la guifette noire, la barge à queue noire) et de certains insectes (la rosalie des Alpes et du fadet des laiches).
[1] La loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature prévoit la conservation d’espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées lorsqu’un intérêt scientifique particulier ou les nécessités de la préservation du patrimoine biologique national le justifient (article L.211-1 du Code Rural). La liste des espèces végétales protégées sur l’ensemble du territoire national, et celles des espèces animales protégées, sont fixées par divers arrêtés. Les résultats de certaines régions peuvent ne pas prendre en compte des espèces disparues assez récemment.
[2] Ce sont les espèces qui accomplissent, au moins une fois dans leur vie, un long déplacement pour passer de l’eau douce au milieu marin ou inversement.