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L’eau, fluide vital Approche qualitative

La dégradation des eaux littorales

De la surveillance …

La surveillance de la qualité du milieu marin porte sur des paramètres généraux (température, salinité, sels nutritifs -nitrate, nitrite, ammonium, phosphate, silicate-, chlorophylle, phéopigments, oxygène dissous), des paramètres physico-chimiques et des paramètres bactériologiques.

Assurée depuis 1974 par le Réseau National d’Observation (R.N.O.) et par la DDASS (dans le cadre de la surveillance des eaux de baignade en mer), la surveillance du littoral de Charente-Maritime porte sur les paramètres généraux de la qualité des eaux marines et sur les polluants présents dans la matière vivante (les moules et les huîtres possèdent la particularité d’accumuler certains contaminants présents dans les eaux).

Depuis 1989, la surveillance des paramètres bactériologiques est assurée par le Réseau de surveillance Microbiologique du littoral charentais (REMI).

Le Réseau de surveillance du Phytoplancton (REPHY) a été créé en 1984 par l’IFREMER, suite au développement sur les côtes françaises d’une espèce de phytoplancton appartenant au genre Dinophysis, ayant la propriété de produire des toxines s’accumulant dans les coquillages.

Les sources de contamination des eaux marines, variées, peuvent être :

  • des rejets en mer (trop pleins de réseaux d’eaux usées, réseaux pluviaux contaminés, stations d’épuration),
  • des activités portuaires,
  • des apports de polluants par le ruissellement de l’eau sur des sols contaminés,
  • des eaux continentales contaminées,
  • des masses d’eau contaminées déplacées par les courants et qui peuvent avoir un impact sur un site parfois éloigné de la source de contamination,
  • des remises en suspension des sédiments contaminés lors de fortes tempêtes,
  • des remises en suspension de matières lors de l’évacuation des eaux de marais.

… à l’attribution d’une qualité

D’une façon générale, les eaux du littoral Poitou-Charentes apparaissent comme peu contaminées. Depuis 1984, les concentrations en polluants chimiques dans les coquillages ont diminué. Bien qu’il n’ait pas complètement disparu, le D.D.T. [1], insecticide interdit depuis 1972, a vu sa teneur fortement décroître. En 2002, la contamination par le lindane est également à la baisse. Cette pollution peut s’expliquer par l’urbanisation importante et croissante de l’agglomération (traitement des sols avant construction). Le lindane est interdit depuis 1998.

La prolifération récente de phytoplancton toxique (le Dinophysis) et d’algues (la Sargasse, le Caulerpe), dont l’origine n’est pas encore élucidée, peut altérer la qualité de l’eau et entraîner la fermeture temporaire des zones de pêches à pied et d’exploitations conchylicoles. Cependant en 2002 les espèces toxiques ont été peu abondantes.

L’estuaire de la Gironde, au sud du littoral charentais, est quant à lui un site contaminé par le cadmium. Ce cadmium provient d’eau de réessuyage d’une usine de minerai fermée à ce jour, située sur un affluent du Lot. Ces métaux lourds, après avoir transité via le Lot et la Garonne, peuvent être entraînés sur les côtes du littoral charentais par les courants marins. En 2002 une tendance à la baisse des concentrations en cadmium dans la chair des coquillages est observée. Elle confirme la diminution des apports de cet élément par la Gironde.

Enfin, les gisements conchylicoles de la baie de l’Aiguillon présentent périodiquement et encore en 2002 des teneurs excessives en germes bactériens d’origine fécale [2], véhiculés par les réseaux hydrographiques (Sèvre Niortaise, Lay, …) drainant les bassins d’alimentation. (source : Ifremer)

[1] Le D.D.T. est un insecticide avec une ½ vie très longue, d’où une disparition lente.

[2] Le germe témoin de cette contamination fécale est Eschérichia Coli. Source : Etude SOGREAH PRAUD.




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